C’était l’été des possibles

C’était l’été des possibles
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À l’été 1984, j’étais le roi du BMX. J’étais en train de créer ma propre légende à coups de pédale, du moins, cest ce que je pensais dans ma tête! En plus, j’étais un genre de grand champion du lancer de la balle de tennis sur un mur de ciment! Jai mille fois remporté la série mondiale du ptit Canada. Comble du ptit gars occupé dans son été trop court, j’étais aussi patrouilleur officiel de mon quartier, avec mon sous-chef en chef, le petit Marco! Nous avions même des badges de shérif achetés au Rossy deux étages de la grande rue. Au coin de la rue, nous étions les boss des quatre coins! 
Moi, du haut de mes 11 ans, et mon frère, du haut de ses 8 ans, on avait la vie devant nous et, surtout, lespoir du meilleur à venir! 
 
J’étais le propriétaire dun splendide BMX de marque Cobra, offert par mon parrain! Oui, oui, le fameux Cobra, celui avec des roues rouges, le siège rouge, les poignées du guidon rouges, la styromousse en avant de la barre rouge et les poignées des brakes rouges. À ce jour, ce bicycle est le plus beau cadeau que jai reçu. Jai usé ce Cobra jusqu’à la moelle du métal, jusqu’à ce que la rouille soit sa couleur permanente! Mon frère, lui, la journée que jai reçu mon Cobra, a pleuré toutes les larmes de son corps de ptit gros de 8 ans. Il est allé se promener avec son bicycle au « tire« balloune, avec un siège banane et des poignées Mustang! Nous étions pauvres, très pauvres, et de recevoir ce bicycle, c’était comme si j’étais lautre bord de la ligne à Disneyworld, et que mon ptit frère que jaime plus que la vie elle-même était du mauvais bord de la ligne, à me regarder faire les manèges. Même si on se battait souvent, même si on se tapait sur la yeule à tous les jours, jai fini par partager mon Walt Disney avec mon ptit frère, ma seule vraie famille. 
 
Mon frère reçoit son bicycle aussi! Voyant mon frère malheureux comme les pierres, malheureux comme jai rarement vu, ma mère avait cassé tous les cochons de la maison et même les cochons de lune de ses sœurs! Je revois encore ma mère arriver à pied à la maison avec le fameux bicycle. Je revois la face de mon frère et la mienne 
Mon frère a dans ses mains un RMX! Oui, oui, un RMX, pas un BMX, mais bien un simili-bicycle deux fois plus pesant que lui! Le sourire de ma mère valait un milliard, que dis-je, tous les milliards que peut posséder Bill Gates! Comme nous sommes des enfants venant dun milieu ultra pauvre, nous avons souri et donné plein de becs à maman, qui ne connaît rien aux BMX! Marco a apprivoisé la bête et, avec le temps, a aimé son RMX gris charbon! Par la suite, nous sommes allés à la recherche du plus gros  »jump » jamais réussi dans lhistoire des « jumps« . Ce fut notre quête du Saint Graal pour quelques années, jusqu’à la découverte de ces extraterrestres qu’étaient les filles! 
 
Le RMX était le reflet de la famille Beauséjour vivant sur la rue Filion. Il était le symbole de notre vie, de la contrefaçon. Trop pauvres pour avoir du linge de marque, on se promenait en jogging Converted pendant que les autres ptits morveux du coin se promenaient en Converse! Nous avions des t-shirts Vuarnet avec le logo imprimé tout croche, car achetés à lencan de Lachute, pendant que les ptits banlieusards se promenaient avec des Vuarnet avec un petit « r« à coté du logo! À cette époque, jaurais vendu ma mère pour avoir un vrai Vuarnet. 
 
C’était leuphorie dans les rues de Lachute. C’était soir de tombola dans le comté dArgenteuil avec, comme point culminant, la soirée de lutte dans le vieil aréna! Oui, oui, les vraies étoiles de la lutte étaient chez nous, celles de la lutte internationale. Nous attendions avec impatience les Dino Bravo, Gino Brito, Édouard Carpentier, Steve Strong, Superstars, King Tonga, Gilles « The Fish » Poisson, Tarzan « La Bottine » Tyler, Les Rougeau, Les Garvin, le gros Mad Dog Lefebvre qui est mort 6 mois plus tard dans un accident dauto à Chicoutimi à l’âge de 30 ans et linimitable Abdullah « The Butcher« . « The Butcher » était mon idole. Pendant que tout le monde le détestait, moi je ladorais, car j’étais tanné de le voir perdre contre le presque parfait Rick Martel. Même à cet âge, je naimais pas les athlètes parfaits, jaimais ceux qui tombaient pour mieux se relever. 
 
 
Nous sommes en file pour entrer dans laréna et déjà je tremble dans mes culottes courtes de ptit gars de 11 ans. Ce soir-là, javais deux objectifs soit rencontrer M. Carpentier et Abdullah « The Butcher« . Javais un sourire daccroché dans la face qui ne voulait pas décrocher! Ce soir-là, jai probablement été la personne la plus heureuse à lest de lAtlantique![Saut de retour à la ligne]Ce soir-là, je suis avec mon oncle Paul-André. Cest grâce à lui si nous sommes ici. Il y a mon cousin Pierre-Paul, mon frère et toute la ville de Lachute. La vieille grange est remplie jusquau bouchon! Les vieux se sont gardé les places debout, et nous, nous sommes sur le bord de la baie vitrée! Lambiance est carnavalesque, il ne manque que la femme à barbe et lhomme tronc pour compléter ce joyeux cirque. Je suis assis comme un enfant sage sur le banc et je porte fièrement mon Vuarnet au logo croche! Jai la bouche gommée de barbe à papa et mon frère aussi, car on se bat contre la même barbe à papa. Nous avons les doigts gommés et nous sommes heureux. Deux ptits crottés contents de vivre. Des fois, pas souvent, il y a des journées quon voudrait éternellesMoi et mon ptit frère tout gommés, ça fait partie de mon éternité! 
Noirceur, silence, boucane et entrée des « Head Hunters » avec leur gérant, contre qui, je me souviens pus! Je me souviens juste de leurs torches de feu dans le noir. Magie dans les yeux dun ptit cul de Lachute! La soirée défile à un train denfer. Je réussis à parler à M. Édouard Carpentier. Un en deux pour le roi du BMX, il ne reste qu’à rencontrer Abdullah. 
 
Quart de final de la soirée, Abdullah contre le pauvre « Kojak » Shelley! Le combat dure le temps de trois gorgées de notre slush Puppies. The Butcher a matraqué Kojak à coups de chaise pendant que larbitre avait le dos tourné. J’étais le seul dans laréna à applaudir Abdullah, qui ma envoyé un signe du pouce, voyant que j’étais le seul debout pour lencourager à estropier son adversaire! Mon lutteur, mon mien, a gagné! Je suis presque comblé de bonheur!
 
Entre la finale et la demi-finale, je vois le gros Abdullah assis dans un coin de laréna, et personne ne va le voir bien sûr! Mon frère reste assis avec mon oncle et mon cousin, et moi je cours littéralement vers « The Butcher« ! Je cours comme Forrest Gump, je cours comme Ben Johnson, comme Usain Bolt, mais je ne suis pas un olympien et je plante la face la première! La gueule en sang sur le béton. Ça pisse le sang comme quand on égorge un cochon! Je messuies avec ma manche de Vuarnetbof, que je me dis, cest juste un maudit faux Vuarnet, et je reprends ma course vers mon idole! 
 
Le roi du BMX vs Abdullah « The Butcher«
Nous sommes face à face. Je me sens tout seul dans mes culottes. Je me demande ce que je fais là! Je le trouve encore plus laid à 6 pouces de ma face. Je lui donne mon stylo et ma feuille. Aucun son ne sort de ma bouche, moi qui suis un verbomoteur! Je tremble et tremble encore! Et quand jai eu fini de trembler, jai recommencé. Il ne parle pas plus que moi.
 
Il met ma feuille dans sa bouche et la mâche comme de la gomme balloune! Il la mâche sans aucune réaction dans sa grosse face de méchant. Il avale la feuille et a un ptit sourire en coin. À ce moment précis, javais le goût de faire un dégât dans mes culottes. Il met le stylo dans sa bouche et le mâche aussi. Il crache le stylo et sa langue est bleue. Il se lève et quitte. Jai le goût de pleurer. À quoi je devais mattendre, cest quand même le plus méchant des méchants. 
Je reviens massoir en pleurant. 
 Moi: Jai pas de signature! 
Et je chigne 
 
 Mon Oncle: Pourquoi tu pleures Pat? Tu las eu ta signature! Tu vas ten souvenir toute ta vie! Butcher est pas fou, il sest permis de faire ça avec toi, car il a ben vu que tu étais vraiment un de ses fans! Il a joué son rôle juste pour toi à la perfection! 
 
Le soir même, mon oncle a pris une bière avec Abdullah à la brasserie, et mon oncle lui a parlé de moi. Abdullah lui a demandé sil en avait trop mis et espérait que son fan numéro un à Lachute ne soit pas trop déçu! Mon oncle de lui dire que javais été ben impressionné, et que dans les estrades, le monde riait de me voir faire les gros yeux! Trente-trois ans plus tard, je me souviens encore de cette rencontre, ettrente-trois ans plus tard, je suis toujours le plus grand fan dAbdullah « The Butcher« . Merci encore pour lautographe! 
 
 

C’est Raymond câlice

C’est Raymond câlice

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On est mercredi comme plusieurs mercredis. Et le mercredi, c’est la journée du chinois à la cantine mobile. Soupe won-ton, général Tao, chop suey, spare ribs et egg rolls au bout brûlé, directement de la légendaire maison Pékin.

Il est 10 h, l’heure du break a sonné. C’est l’heure aussi d’agacer ou de se faire agacer par l’ineffable Réal notre gars de cantine.
Ce matin là, il y avait avec un gars que je connaissais pas avec Réal.

Réal: Hey! Pat! J’te présente Raymond. J’y ai dit que tu connais le barbu de ville mais y me cré pas.

Moi avec le sourire fendu jusqu’au oreille: Je l’connais certain.

Raymond sort 20$ de sa poche et il me dit: Tu peux d’abord m’amener son livre SVP? Ma femme a cherché à la bibliothèque pour barbu de ville pis elle a rien trouvé, c’est quoi son vrai nom?

Je sors mon portefeuille et fais semblant de lire sur mon permis de conduire: Patrick Beauséjour c’est le vrai nom du Barbu de ville.

Raymond: Ah ben bout de criss. C’est toé ça, le Barbu de ville? J’en reviens pas.

Il me prend par les épaules et me regarde direct dans les yeux, et d’un ton solennel il me dit:

Raymond: Mon tabarnak! J’ai 63ans, je suis analphabète, pis à cause de toé mon calice j’apprends à lire. Les premiers mots que j’ai lu c’est dans un de tes textes. T’es mieux de continuer… le premier livre que je veux lire c’est le tien mon sacrament. T’es pas un gars de shop toé, bin voyons donc sacrament.

Moi: ….

Raymond: Réal m’a dit que t’es un buveur de Pepsi? J’t’en paye un.

Moi: Raymond, merci! Raymond t’es fin! Humblement merci!

Raymond: C’est juste un Pepsi calice.

Moi: J’parle pas du Pepsi.

Raymond: J’sais bin. Pis lâche l’humilité. Si t’es capable de me faire lire, t’es capable d’en faire lire un crisse de paquet. Un ostie de paquet.

Moi: Tsé, vivre de son écriture, c’est compliqué Raymond. Mais j’travaille à chaque jour sur mon rêve maintenant!

Raymond: C’est pas compliqué, écris câlice. Quand t’es pas au travail, écris câlice. Quand tes enfants dorment, écris câlice. Écris pis écris pis quand tu vas être tanné d’écrire, écris encore saint-sacrament. Veux-tu vieillir dans un osti d’container, crisse?
Le soir ma Pauline me faisait la lecture de tes textes pis un soir je me suis dit que lui le Barbu de ville mets de l’effort pour écrire, moé  je vais en mettre pour le lire. Merci Patrick!

Moi avec les yeux dans l’eau: Jamais au grand jamais j’aurais pensé que mes textes auraient fait lire un analphabète. C’est moé qui te remercie Raymond.

Réal, le gars de cantine: Câlice les gars voulez-vous que je vous paye une chambre de motel là? Moé Raymond câlice, tu m’as jamais faite des beaux compliments de même pis ça fait 23 ans que je te serre. Pis toé Nelligan va finir de vider ton container!

Moi et Raymond: Jaloux 

Je vais écrire un texte sur notre rencontre improbable. Que je lui dit. Pis si un jour je publie, tu vas être invité avec ta Pauline à mon lancement pis tu vas être VIP mon Raymond.

Il me fait une demande…

Raymond: Tu pourrais-tu pas me faire sacrer sur ton Barbu de ville. Ma Pauline aime pas ça quand je sacre. Ma Pauline, elle sait pas que mon surnom à la shop c’est Raymond Câlice.

Promis mon Raymond, promis.

PEE-WEE

PEE-WEE
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PARFOIS DES GENS ORDINAIRES FONT DES CHOSES EXTRAORDINAIRES.
Pee-Wee est né dans la grande métropole en 1944. Il a vécu les 23 premières années de sa vie à Montréal. Par la suite, il s’est engagé comme soldat dans l’armée. À l’été 1967, il a été Garde rouge et en novembre 1967, il est parti pour l’Allemagne. Il a gagné le championnat de balle-molle des Forces de l’armée canadienne en Ontario en 1969, la même année arrivait à Montréal nos Expos! En 1970, il était de retour au Canada juste à temps pour la fameuse crise du FLQ. Il a été Casque bleu en 1973 à Chypre en Allemagne. Pour finir, il a été patrouilleur dans les rues de Montréal pour les Jeux olympiques de 1976!

En 1971 avec l’un de ses compagnons d’armée, Pee-Wee s’est rendu dans un petit paradis de pêche appelé Notre-Dame-du-Rosaire qui se situe au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Son compagnon lui a présenté sa sœur Rose. Ce jour là, Pee-Wee est tombé en amour avec Notre-Dame-du-Rosaire et avec la belle Rose. Son fidèle compagnon est devenu avec le temps son beau-frère!

Le jour où Rose est tombée enceinte de son premier enfant, Pee-Wee a quitté l’armée pour travailler au moulin à bois de Notre-Dame-du-Rosaire. En 1972 est né leur premier enfant la petite Karina.

Pee-Wee aimait la vie paisible du Lac-Saint-Jean mais il s’ennuyait terriblement de la balle-molle. Son bonheur était presque parfait, il avait une femme qu’il aimait et une belle petite fille. Il ne lui manquait qu’un petit garçon et un terrain de balle!

Pee-Wee voulait désespérément jouer à la balle, mais aucun terrain n’existait à Notre-Dame-du-Rosaire. Il n’y avait que des champs de patates et des champs de roches. Un si beau pays mais une nature de misère pour celui qui veut s’attaquer à la terre. Un pays fait pour ceux qui ont l’esprit de colonisateur. Un pays où l’été il peut faire 30 degrés le jour et au matin quand on se réveille le sol est gelé!

Un pays de dur labeur, de sueur et de pleurs. Un bon matin, il s’est levé avec l’idée de bâtir un terrain de balle. Il voulait donner à Notre-Dame-du-Rosaire un lieu pour se réunir et s’amuser. Quoi de mieux qu’un beau parc de balle au cœur de l’été toujours trop court! Il a construit le parc de balle avec ses deux mains et beaucoup de cœur après ses grosses journées au moulin à scie! Il a tout fait à la mitaine comme on dit! Il a tondu le gazon du champ avec une tondeuse à main et par la suite il a étendu de la terre. Jamais on n’avait vu un terrain avec autant de roches, on aurait dit une carrière. Il a ensuite aplati la terre à l’aide d’une vieille porte accroché à un pick-up avec des chaînes… Old fashion!

Le champ de roche et de misère, comme une chenille qui devient un papillon, est devenu un magnifique parc de balle en plein cœur de Notre-Dame-du-Rosaire! À la fin de l’été 1979, le parc de balle brillait de tout ses feux et au même moment où les Expos terminaient 2ième dans l’est de la ligue nationale avec une fiche de 95-65 et 3 millions de spectateurs pendant l’été. C’était la grande époque du baseball à Montréal et à Notre-Dame-du-Rosaire!

La première année de jeux eut lieu à l’été 1980 en même temps que l’arrivée du deuxième enfant de Marie-Rose, le p’tit Steve! Mes informations ne m’ont pas dit si le p’tit Steve a été nommé en l’honneur du meilleur lanceur des Expos à cette époque le numéro 45 Steve Roger.

La première année, il n’y avait que deux équipes qui s’affrontaient soit Notre-Dame-du-Rosaire et St-Léon. Les « games » avaient lieu le samedi, car personne ne travaillait cette journée-là dans le village. Alors tout le monde pouvait assister aux « games ». Un paquet de jeunes venaient voir Pee-Wee pour pratiquer leur jeu. Avec beaucoup d’acharnement Pee-Wee réussit à avoir 4 équipes pour le début de 1981. Pendant ce temps, nos Expos perdaient en série de championnat à cause du fameux circuit de Rick »Blue » Monday! Le fameux Blue Monday! Il y avait cette année-là dans la ligue, les villages de St-Léon, St-Nazaire, St-Ambroise, Notre-Dame-du-Rosaire et s’est rajouté 3 ans plus tard St-Cœur-de-Marie et l’Ascension!

Beaucoup de monde ont joué sur le terrain bâti par Pee-Wee. Il y eut pendant ses années deux bagarres générales entre deux villages… Des fois l’orgueil l’emporte sur le respect! Malgré cela le plaisir était presque toujours au rendez-vous! Le p’tit Steve comme tous les enfants du village a foulé le terrain de son père qui est devenu le terrain du village! Chaque jour, les enfants du village allaient voir Steve pour lui dire comment il était chanceux. Les enfants lui disaient: » Toé, Steve t’es chanceux ton père a inventé le baseball! ».

Aujourd’hui comme la plupart des terrains de balle, celui de Pee-Wee a été laissé à l’abandon. Il est redevenu un simple champ. Lui pour qui l’espace d’un certain temps était devenu l’espoir et le rêve de bien du monde comme si pour un instant tout était possible.

Pee-Wee, celui qui a réalisé un rêve fou avec ses deux mains a permis à ce champ de roche de devenir magique ! Guy »Pee-Wee » Provencher le bâtisseur de rêve!

*Message à Pee-Wee*
Je sais que vous allez lire ce texte. Votre fils m’a dit que mes textes se sont rendus jusqu’à Notre-Dame-du-Rosaire. Je veux juste vous dire que si vous voyez un Barbu dans le cadre de votre porte avec une casquette des Expos sur la tête et deux grosses bières froides dans les mains, vous saurez que c’est moi! On ira ensemble prendre ces deux bières sur le bord de votre parc, parler de balle et du temps qui passe! 


Salut M. Provencher l’inventeur du baseball!