Le bonhomme Setter

Il y a très longtemps, tellement longtemps que le bonhomme Setter allumait des chandelles dans les lampadaires de la Main Street à Lachute. Il allumait les lampadaires à la tombée du jour entre chien et loup. La noirceur n’était pas installée dans le comté d’Argenteuil mais ce n’était pas tout à fait non plus la pleine clarté. Comme dirait Jean Chartrand: « Le ciel était brun. »

Tellement longtemps que les trottoirs partout à Lachute étaient en bois. Le Ford à coup de pied n’était pas encore arrivé en ville. Ça fait tellement longtemps que l’électricité n’était pas encore dans nos lampadaires. En vérité, ils allaient arriver deux ans plus tard en 1901. C’était à ce moment là le début de la fin pour notre allumeur de lampadaires, le bonhomme Setter.

En fait, le vieux venait de la pénombre de Carillon (Carry On comme disaient les blokes dans l’temps). Il était allumeur de chandelles de père en fils depuis que la noirceur existait. Allumeur de lampadaire depuis la nuit des temps. En plus d’être allumeur, il était rouleur de trottoirs à la noirceur. Pour vous dire, quand il a commencé son métier en 1860, Abraham Lincoln est devenu le 16e président des États-Unis!

Declan Setter est né ici, son père a fait partie de la garnison anglaise pendant la fameuse bataille de St-Eustache contre les Patriotes. Il a été élevé à la strap pis au gros sel à la claque sa yeule pis au coup d’pied dans l’cul! C’était l’époque.

Declan lui rêvait de cheval pur-sang, il rêvait d’aller combattre au Far West. Il rêvait de la ruée vers l’or. Et dans ses rêves de p’tit gars, il voyait des milliers de pépites d’or dans une charrette. Comme quoi que même l’évolution et le temps qui passe n’a pas changé le désir de l’argent peu importe les âges. La mère Setter est morte très jeune, assez jeune pour que Declan n’en ait aucun souvenir. Dans la longue vie de Declan Setter l’absence de sa mère fut cruciale. Même un point tournant où il a choisi entre le bien et le mal. Il faut dire que son père ne lui a jamais pardonné la mort de sa femme… Même si ce n’était pas de sa faute, son père lui en voulait. Sa mère Lady Setter est morte en accouchant de lui. Au dire de son père, il a emporté avec lui le malheur.

Le bonhomme Setter, comme les gens de Lachute l’appelait, a grandi avec l’idée qu’il n’était qu’un bon à rien. De plus, avec ses grand bras longs, des jambes à perte de vue, un long nez, un regard flou, il avait des airs de fossoyeur plutôt que de jeune premier même quand il était un jeune premier. Les gens changeaient carrément de trottoir à sa vue. Il n’a pas inventé la laideur et c’est tout juste. Il avait toujours dans les pieds des souliers trop grands qui lui donnait toujours l’impression de flotter. Avec son grand manteau noir qui traînait presque à terre, il voulait se donner des airs de cowboy du Far West. Il avait toujours sur sa tête difforme un chapeau noir, il aurait pu être un excellent chapelier. Il adorait manger de l’ail des bois qu’il cueillait presque à tous les jours dans le bois à McKenzie, ce qui lui donnait une haleine horrible! La rivière du Nord n’avait pas de secrets pour lui. Certains racontent qu’il mangeait même de la barbotte crue, ce qui prouverait qu’il n’avait pas d’âme.

Et en 1901 avec l’arrivée de l’électricité dans le comté d’Argenteuil, Declan Setter perdait son travail principal. Il n’y avait pas assez de trottoirs à rouler pour « jobber » et il n’y avait pas de place disponible pour lui à la Lachute Cotton Company! L’homme erra pendant quelque temps avec le poids de sa vie sur ses épaules dans la rue sale et transversale de Lachute. Un spleen d’une profondeur océanique suivait sa trace. Et quand il retournait à St-André, il n’avait même plus le goût de lancer des roches comme les habitants de la place.

Le Cercle des Bonnes Dames du comté d’Argenteuil s’est réuni et elles ont voté à l’unanimité pour engager le bonhomme Setter comme gardien officiel de la bienveillance! Sans le savoir les femmes du comté ont créé un grand classique québécois.  

Enfin, Declan Setter avait trouvé un vrai sens à sa vie. Une raison de vivre. Il recevait par la poste des demandes pour faire peur aux enfants avec les informations nécessaires. Des lettres officielles signées notariées. Faire peur aux enfants en 1901 c’était un métier honorable.

10 janvier 1901

Il fait froid. La noirceur est partout à grandeur sur la rivière du Nord. Le p’tit Daoust joue seul sur la patinoire à ciel ouvert! Il est passé 7 heures… Une ombre noire s’approche du jeune Daoust.

Declan Setter:

Hey, j’ai dit Hey! Té le p’tit Daoust qui reste sa rue Béthanie toé?

Le p’tit Daoust

Heu… oui monsieur! dit le p’tit Daoust en tremblant.

Declan Setter:

T’as deux choix mon p’tit gars! Tu retournes chez-vous tu suite pis quand ta mère te dit de rentrer tu l’écoutes. Sinon je t’emporte avec moé dans les limbes pour l’infini. Tu vas voir que l’infini c’est long longtemps.

Le p’tit Daoust

Oui monsieur, oui monsieur! Je m’excuse monsieur! dit le p’tit Daoust transi de peur.

Declan Setter:

Tu diras à ta mère que tu as rencontré le bonhomme Setter su ton chemin.

Le p’tit Daoust n’a plus jamais joué à la noirceur sur la rivière du Nord, pu jamais. Et en arrivant chez eux, il a dit à sa mère qu’il avait rencontré le bonhomme 7 heures! À ce moment précis sans le savoir, un légendaire personnage était né! La rumeur dans les cours d’école a vite fait son chemin. Tout le monde dans le comté d’Argenteuil en parlait! Le Cercle des Bonnes Dames du comté ont respecté le secret entre elles. Le secret est resté bien emmitouflé dans le Cercle comme un précieux trésor. Même que les hommes de la région en savaient rien.

Comme une traînée de poudre, la rumeur a faite le tour de la Belle Province, de Lachute jusqu’aux limites du Labrador! Tout le monde partout disait avoir vu le Bonhomme 7 heures dans son village ou sa ville. Mais la vérité c’est qu’il ne travaillait qu’à Lachute! Sa légende était tellement immense que même les enfants dans d’autres comtés rentraient avant la noirceur.

C’est ainsi qu’au début des années 1900, tous les enfants de la Belle Province rentraient avant la noirceur d’eux-mêmes sans chigner. Pendant un certain temps les rues et ruelles des Anglais comme des Français étaient vides.

Pis comme on n’a pas encore inventé l’éternité, le bonhomme Setter est mort heureux dans son humble logis en 1919! Il est mort dans son sommeil à ce qu’on raconte avec le sourire aux lèvres.

Un certain raconteur né à Lachute dit même que par les nuits froides d’automne pendant que les feuilles des arbres vont mourir en tas pour amuser les enfants, on peut entendre murmurer sous forme de vent le bonhomme Setter une fois la noirceur tombée.

*Crédit photo (1): Auteur: illustraded postcard, Responsable: Caroline Brodeur Référence: bilan.usherbrooke.ca

*Crédit photo (2-3): laurentian.quebecheritageweb.com


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118 comments

    • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
      Barbu de ville dit :

      Merci à toi Johanne de me lire!

    • Que de beaux souvenirs que vous m’avez fait revivre. Originaire d’un petit village près de Québec, lorsque nous allions chez ma grand=mère maternelle la soirée du jour de l’an, tout en haut de l’escalier un buste d’un homme avec un grand chapeau nous faisait très peur car mes oncles et tantes nous disaient que c’était le bonhomme 7 heures ( écrit différemment ) …merci de m’avoir éclairé sur cette histoire d’un monsieur Setter.

      • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
        Barbu de ville dit :

        Merci de me lire Micheline

    • Votre histoire est très jolie, mais je pense qu’elle est inexacte: Je pense qu’il vous manque quelques faits historiques concernant la vie pour les francophones de cette époque. On vous l’aura sûrement dit, mais les francophones de cette époque était de la main d’oeuvre ouvrière très peu scolarisée. Les patrons étaient unilingues anglais et les ouvriers unilingues français. Le commerce se faisait beaucoup en anglais. Les francophones, peu éduqués , entendaient l’anglais et la répétait « au son » . Ainsi, ma propre grand-mère, disait de « la fleur » pour désigner de la farine. J’ai compris beaucoup plus tard, quand j’ai moi-même été scolarisée, qu’elle répétait, au son « flour » , donc farine en anglais. Il y avait des dizaines de mot comme ça, d’usage courants qui étaient répétés « au son » sans connaître leur signification, mais qui désignait quelque chose. C’est la même chose pour le bonhomme sept-heures. Évidemment ça ne fait aucun sens en français. Par contre , en anglais, on faisait référence à cette époque au « bone settler » c’est-à-dire au « ramancheur » (équivalent francophone) . À l’époque, les gens qui se blessaient n’avaient pas nécessairement d’argent pour aller voir le médecin. Souvent ils se contentaient d’aller voir le « ramancheur » qui demandait beaucoup moins cher. Comme il « remmanchait » inutile de dire que ça pouvait être assez ..disons douloureux quelques fois, C’est pour ça que les adultes menaçaient les enfants turbulents d’aller voir le « bone settler » qui est devenu…le bonhomme sept-heures.. Moins romantique, mais plus exact. 🙂 désolée 🙂

      • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
        Barbu de ville dit :

        Pas besoin d’être désolé
        J’ai fais ma version du bonhomme 7 heures. C’est un conte rural et aucunement historique.

        Cordialement
        Barbu de ville

      • Comme c’est intéressant! Merci!
        Ça ne serait pas plutôt le « bone setter » en anglais? On utilise le verbe « to ‘SET’ a broken bone »…

      • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
        Barbu de ville dit :

        J’ai fais ma version de la légende. C’est un conte rural et non un fait historique. Merci de me lire

      • C’est votre version que j’ai appris aussi. The bone settler ! Un autre que mon beau père disait et me faisait bien rire, le mont garlot….en réalité c’etait le mont Sugar Loaf. Un évier de cuisine, il disait un sink.

      • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
        Barbu de ville dit :

        Merci! C’est en plein ce que je voulais faire

      • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
        Barbu de ville dit :

        Exactement. C’est ma version de la légende

      • La fleur est un mot FRANCAIS synonyme de farine. Les anglais l’ont adopté (FLOUR) pour désigner la farine donc l’inverse de ce que vous avez écrit !

    • Je suis native de Lachute et j’ai habité St André d’Argenteuil par la suite, en 1957 ce qui me fait 62 ans cette année, je savais qu’il y avait ce que l’on appelait le bonhomme 7 heures, mais jamais au grand jamais on ne m’a parlé du Bonhomme Setter. Merci beaucoup d’avoir écrit l’histoire, maintenant je sais d’où vient cette légende que je pourrais raconter a mes petits enfants un jour.

    • enfin j’ai eu la chance de connaître l’histoire du bonhomme 7h qui allait nous « kindnaper » si on n’entrait pas à la maison avant 7heures…. personne ne l’avait vu mais en avait tous une peur bleue…

  1. J’avais 7-8 ans (il y a déjà 50 ans) vivait à Montréal et nous connaissions le bonhomme 7 hres……ça venait de ma mère bien sûr. Nous rentions à l’heure ou avant on voulait certainement pas qu’il nous attrape !! Voilà une histoire de mon enfance éclaircie. Merci bcp.

  2. Ben oui,…le bonhomme sept heures va vous »pogner », comme disait ma mère il y a déjà presque 70 ans de cela. À cette époque, nous demeurions à Longueuil (c’était encore la campagne) et nous avions tellement peur du bonhomme sept heure que nous revenions toujours à la maison AVANT 7 heures du soir. En ces temps, au coucher du soleil, les enfants ne traînaient pas dans les rues !

  3. Plus qu’intéressant. On m’avais raconté une toute autre histoire mais celle-ci fait encore plus de sens. On m’avait dit que le nom provenait de » Bone Settler » (ramancheur) qui avec la déformatiion était devenu Bonhomme 7 heures
    Grand merci pour ce texte

  4. Je croyais que le bonhomme 7 hres était une déformation du  » bone setter » qui passait le soir. Du moins c’est ce qu’on m’a raconté.

    • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
      Barbu de ville dit :

      Merci beaucoup Michel

  5. Wow ça m’a beaucoup touché de connaître l’histoire derrière ce personnage mythique de mon enfance!!! C’est tellement réjouissant de savoir qu’il est mort heureux malgré une réputation aussi sombre et aussi rependue, que je comprends aujourd’hui, devait bien l’amuser!

  6. J’ai été élevé dans l’Est de l’Ontario et nous aussi on avait le bonhomme 7 heures. C’est tres amusant de finalement savoir l’origine du bonhomme. Ça me fait penser aux histoires de mon grand-père avec ses patacrofs et ses horspors…les vendeurs de machineries agricoles etaient tous des anglophones et les petits français comprenaient mal les traductions.

  7. faudrait dire que c est une histoire inventée.et mèlangée au folklore cette version. en réalité le Bone Setter (remetteur d’os) arrivait souvent fin de journée chez les gens pour ramancher ceux qui s’étaient déplacés ou même cassé des os. il remettait cela en place… et pour pas entendre les cris de ceux que l on remettait les os en place on couchait les enfants.. d ou l origine de bonhomme sept heures. Mon grand pere était docteur chirurgien dans le coin de gatineau il y a de cela plus de 100 ans et il faisait cela comme part du métier (avec accouchements et meme accouchement des animaux si nécessaire)

  8. Enfin je connais l’histoire du bonhomme 7heures, chez nous tout le monde y croyait et je me souviens qu’un homme age avec des grosses lunettes fumees demeurait pres de chez nous et on pensait que c’etait lui le bonhomme 7 heures et si il s’adonnait a passer meme dans le jopur on se sauvait a la maison pour ne pas se faire attraper lool

  9. Il y à plusieurs années, assis devant la maison ma mère me demande ce que j attend et de rentrer tout de suite et moi qui lui répond ´ j attend le bonhomme 7 heure ´ maintenant je connais son histoire merci

  10. C’est une très bonne description et histoire du bonhomme 7 heure mais triste en même temps
    Même aujourd’hui si une personne est laide les enfants comme les adultes se font un scénario de peur et pourtant ses personnes bien souvent sont les personnes les plus gentilles et les plus aimantes que je connaisse Ils ne demandent qu’à être aimé mais l’être humain choisi une autre voie et en crée un monstre
    Cette histoire nous fait réfléchir sur notre prochain

  11. Même au Lac St-Jean le bonhomme 7 heure était connu. Je me souviens que je me posais des questions à savoir si c’était vrai, un bonhomme qui enlève les petits enfants après 7 heure le soir. Je n’y croyais pas beaucoup. J’ignore si cette histoire est vraie mais elle m’a beaucoup impressionné.

  12. J’ai beaucoup aimé votre légende.Comme il a fait peur, à nous, les enfants de la famille.Ma mère se servait de ce bonhomme sept heures quand on traînait trop avant d’aller au lit.J’ai utilisé la même histoire avec mes enfants.N’est-ce pas ainsi que se transmettent les légendes?

  13. Je suis très content d’avoir appris cette version du bonhomme 7 heures, pour moi c’est la plus intelligente et intéressante et celle qui me semble la plus crédible. À Montréal au début 50 ça marchait très bien pour faire écouter les enfants qui ne voulaient pas se coucher tôt. J’adore.

  14. wow j,en ai encore la chère de poule..j’ai 57 ans aujourd’hui et j,ai connu le Bonhomme 7H(setter)je n,ai jamais vraiment eu peur, mais je n’ avait pas envie de le rencontrer, donc j’écoutais maman..merci , ça me rappelle tellement de beaux souvenirs…

  15. Au Témiscamingue aussi, on connaissait le bonhomme sept heures! Voilà bien une légende qui s’était propagé partout au Québec, peut-être aussi chez les franco-ontariens.

    Moi aussi, j’avais su que l’origine venait du « bone settler » comme bien expliqué dans un commentaire ci-haut. Toutefois, je n’ai pas perçu votre belle histoire comme se voulant historique, mais plutôt comme un conte inspiré des mœurs et coutumes québécoises.
    Le niveau de langue utilisé avec ses belles tournures de phrases et ses mots typiquement canadiens français m’ont fait passer un bien beau moment. Merci!

      • Ça serait aussi bien de le mentionner à ceux qui n’ont pas saisi votre « intention » et qui vous remercie de leur avoir expliqué l’origine de cette légende. Ils vous ont fait confiance et vous croit.

      • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
        Barbu de ville dit :

        Jai déjà expliquer ici, sur twitter et sur ma page Facebook. Merci du commentaire et merci de me lire.

  16. Je suis originaire de Val-des-Bois et oui, nous les jeunes, on craignait le bonhomme sept heures. Contente de connaître l’origine de cette légende.

  17. Je suis né à Lachute il y a 60 ans. Je n’ai jamais entendu parler ce cette histoire de ma vie. Si elle était vraie, mes grands-parents m’en auraient sûrement parlée puisqu’ils y ont passé toute leur vie.

  18. Super jai aimé sa car mamere nous la dit souvent jvou jure les pédales de mon vélo il y allait pare la haha avec toujour le petit frissons. Dans dos comme si il étai. Proche de me pognez merci pour ta version. Set histoire

  19. Voici ma version qui semble plus plausible au Lac-Saint-Jean

    Mais pourquoi désignait-on les quêteux de Bonhomme Sept Heures? Pour connaître la raison, revenons à l’époque de nos ancêtres québécois. Anciennement, les quêteux allaient de villages en villages en quête d’argent ou de nourriture. Très souvent les quêteux faisaient des travaux pour les donateurs. Ils occupaient plusieurs métiers comme débosseleur des bols et des ustensiles de cuisine en étain, fendeur de bois, etc.

    Plusieurs quêteux occupaient aussi le rôle de ramancheur en replaçant les articulations des colons lors d’accidents. À ce moment les orthopédistes ne couraient pas les rues. Il faut s’imaginer que lors d’un ramanchage, des cris de douleur terribles résonnaient dans toute la maison, ce qui faisait très peur aux enfants et on craignait cet étrange personnage. On appelait le ramancheur du terme anglais de bone setter. Cette expression est devenue avec le temps et de bouche à oreille Bonhomme Sept Heures dans le langage courant, conséquence de l’analogie de bone (os en anglais) et de setter et sept heures. Donc dans les temps anciens, lorsque les enfants ne voulaient pas obéir, on les menaçait de la visite du bone setter. Les jeunes associaient donc l’expression à la douleur et à la peur.

    Cette expression de Bonhomme Sept Heures arriva probablement chez nous par les immigrants irlandais!

  20. Dans mes souvenirs pour avoir vécu à Lachute, j’entrevois ce bonhomme 7 heures avec son long manteau et oui j’accourais vite à la maison dire à mes parents que je l’avais vu!

  21. Merci ma belle-mere a fait peur a mes enfants avec le bonhomme 7 heures. J ai du expliquer a mes enfants que c etait une histoire. Je fais suivre l histoire a mes enfants merci encore

  22. Hé ben, je ne savais pas qu’il avait vraiment existé . Je suis native du Lac St jean d’une famille de 8 enfants et on avait dont peur de çe bonhomme que je n’ai jamais vu . En tout ça , ça fonctionnait dans le temps pour nous faire entrer tôt à la maison. Merci pour ce récit !

  23. Moi aussi dans les montagnes de la Matapédia j’entendais ma mere nous dire de rentrer pour ne pas rencontrer le bonhomme 7 heures. Je ne me posais pas de questions mais je m’en suis toujours rappelé de ça. Je n’avais aucune idée de la signification de cette légende. Heureux de vous avoir lu.

  24. Très intéressant ce texte , j’ai souvent entendu parler du fameux bonhomme Setter (sept heure) sans en savoir sa provenance !!
    Merci pour ce bout d’histoire

  25. Le « Bone home setter » était le ramancheur qui passait le soir par les maisons pour ramancher ou soulager les durs travailleurs qui s’étaient blessés pendant la journée. Comme la personne hurlait de douleur, les enfants avaient vraiment peur du « Bonhomme 7 heure »…

  26. L’origine du Bonhomme 7 heures est effectivement la version du Bone Setter…un ramancheux en Écosse ou en Irlande que les immigrants ont emporté ici avec eux et les francophones le prononçaient comme ils l’entendaient. Après des années de recherche, j’ai finalement trouvé cette explication dans un vieux manuel d’histoires et anecdotes des premiers temps de la colonie, bien avant 1901.

  27. Votre tournure de phrases et votre récit m’a fait pensé à la façon de s’exprimer du Grand Fred Pellerin ,entre réalité et légende,je flotte…cela nous connecte à certaines racines qui me semble , être bien lointaines et presque oubliées…en fait ça fait du bien.!!!!!Merci monsieur le

    • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
      Barbu de ville dit :

      Merci à vous

    • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
      Barbu de ville dit :

      Merci

    • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
      Barbu de ville dit :

      Merci Jo

  28. Contente aussi de découvrir d’ou vient l’histoire du bonhomme Setter que l’on surnomme 7 heures pour que les tout petits aille au lit et ne dépasse pas 7 heures du soir.

    • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
      Barbu de ville dit :

      Merci de me lire! En fait c’est ma version de la légende! Ce n’est pas un fait historique.

    • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
      Barbu de ville dit :

      Ce n’est pas un fait historique mais plutôt ma version de la légende. Merci de me lire

  29. Je suis de Lachute et j’adore vos histoires…merci de faire connaître un peu notre région,vous avez une belle plume et votre attachement pour Lachute est admirable. Bravo pour ce récit qui je l’espère sera lu à travers la Province…et oui,j’avais très peur du bonhomme 7 heures!

    • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
      Barbu de ville dit :

      Merci tellement de me lire!

  30. A l’auteur, permettez-moi d’inscrire ma dissension quand à votre affirmation sur la provenance du terme Québécois, “bonhomme 7 heure”. Quoique intéressant votre texte, il n’en reste pas moins q’une correction s’impose par respect pour le patrimoine Québécois et l’exactitude de son histoire. Respectueusement.

    • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
      Barbu de ville dit :

      Merci de votre commentaire. C’est ma version de l’histoire.

  31. Votre version de l’histoire est très intéressante. Tout au long je me disais qu’il y avait beaucoup d’éléments que je ne connaissais pas. Même si c’est une fable, je me suis régalée. Merci de partager votre création.

    • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
      Barbu de ville dit :

      Merci tellement

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      Barbu de ville dit :

      Merci tellement

    • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
      Barbu de ville dit :

      Merci Jean-Claude

  32. Etant natif de Niagara Falls en Ontario, j’ai aussi entendu du bonhomme 7 heures; ma mère nous le répétait pas mal souvent. Alors, pas juste au Québec, mais bien ancré dans pas mal toutes les familles francophones au Canada…. Merci du récit… j’ai bien aimé connaitre sa source…

    • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
      Barbu de ville dit :

      Merci tellement Clement

  33. Ah bon, la voilà la source de ma grande peur que mes parents m’ont fait vivre dans mon enfance. Étant turbulente dans mon enfance, c’est avec le bonhomme 7 heures qu’ils me contrôlaient, J’en ai toujours gardé le souvenir de cette peur.

    • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
      Barbu de ville dit :

      Merci de me lire

  34. J’ai demeuré 10 ans a Lachute et jamais une personne m’a parlé de cette légende…..D’un façon ou d’une autre, c’est magnifique et j’ai bien aimé le texte..Les photos me sont inconnu..est-ce qu’il serait possible d’en connaître un peu plus sur ces magnifiques photos.

    • Barbu de ville – Auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast!
      Barbu de ville dit :

      Merci tellement

  35. Claude finit son commentaire avec une question. Votre dernière réponse est merci?! J’ai lu et c’est beau mais à tous ces commentaires de ceux qui croient s’être mépris concernant le (bone setter), votre réponse demeure un merci. Je crois que vous devriez prendre davantage la responsabilité d’expliquer que ceci est une légende… non l’histoire québécoise. A part ça, j’aime, mais je vous lirez avec plus de précaution. Merci, continuez votre bon travail d’auteur.

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