Des Orioles, Shoeless et Carl

Des Orioles, Shoeless et Carl

Été 2017

Nous sommes au parc de balle Sophie-Masson à Ste-Sophie et on affronte les Blue jays.

Le parc est d’une beauté sans nom, les lumières juchées dans les poteaux éclairent le diamond comme les planches d’un théâtre! Le gazon est d’un vert parfait! Le monticule et la plaque attendent avec impatience leur lanceur! Et ce soir-là nous, Les Orioles de St-Jérôme, avons vécu une grande tragédie grecque! Le ciel est magnifique, la lune a le meilleur siège pour la partie. Les étoiles sont parfaitement alignées et si on observe comme il faut, si on regarde avec ses yeux d’amoureux du baseball, on peut voir de la poussière de « Shoeless » Joe Jackson dans les faisceaux de lumière qui éclairent le terrain! Lui à qui on a enlevé le droit de jouer au baseball après le scandale des White Sox de Chicago en 1919! Aujourd’hui, il fait partie de ceux qui regardent les jeunes jouer du haut de son champ de rêve! Et ce soir comme moi, il est ému devant un si beau paysage!

Le petit gars du terrain a parfaitement étalé sa chaux pour en faire des lignes d’une symétrie parfaite! Je regarde les lignes et je me dis que finalement tous les chemins devraient mener à Ste-Sophie! Certains avait des petites mousses avec eux, d’autres des petites coupes de vin. C’est les joies du baseball! Il ne manquait qu’un vendeur de moutarde chou!

Chaque année amène son lot de petits singes à batterie et en 2017, j’avais, sur 11 joueurs, trois TDAH, quatre recrues qui commençaient chez les Moustiques et qui n’avaient jamais joué au baseball et un jeune avec de l’autisme, mélangé avec un TDAH et un fond d’agressivité mal géré. Pour les besoins du texte, il va s’appeler Carl! En termes de pizza, j’étais all dressed! Moi le bénévole/coach et papa de l’une des joueuses dans l’équipe, j’étais pas amanché pour autant d’adversité! En fait avec cette équipe que j’ai aimé, il aurait fallu un ou une pédagogue! Alors gagner des games était pas mal ma dernière priorité!

Pour dire la vérité Carl occupait toute mon temps! Il était difficile à aimer, à diriger, il m’aura amené dans mes derniers retranchements de coach! J’ai milles fois remis mon coaching en doute, ma façon de l’approcher, j’en rêvais la nuit! Je cherchais le bouton sur lequel peser pour allumer la passion du baseball en lui! Et ce soir-là, à notre dernier match de la saison régulière, je voulais le voir frapper son premier coup sûr de l’année, je voulais le voir partir chez eux avec l’idée qu’il pouvait pratiquer ce merveilleux sport même si je savais déjà qu’il ne serait pas de retour l’an prochain.

Je regardais mes Orioles pratiquer sous les lumières du soir avec mes coachs Mathieu, Olivier et Benoit. C’est comme si nous étions dans un parc des ligues majeures! Il y avait une petite brise de juillet qui venait finir son chemin derrière ma nuque et le bonheur avait la forme d’une petite balle blanche avec deux lignes de corde dessus.

Il est 21h15… c’est 7 à 6 pour les Jay’s de Hugo et c’est notre dernier tour au bâton! La game est serrée! Mon as lanceur, mon Rollie Fingers version mini, Anthony Labonté du haut de ses 4’4″ et 60 lbs a lancé deux manches parfaites! Pour une première année de balle à vie c’était très impressionnant! Le moral des troupes est bon mais fragile! Le bas de l’alignement se présente au bâton. Je suis dans mon coeur de coach pas très confiant pour la suite des choses mais je joue le contraire devant mes petits monstres à batterie! Je leur conte de belles menteries avant le début de notre dernière manche…

Finalement nous avons deux retraits, une joueuse au 3e but et un joueur au 2e but! Et maintenant se présente au marbre notre Carl national avec sa moyenne de .000. Comme d’habitude, il chasse des mouches avec son bâton pour les deux premiers lancers. C’est rapidement deux prises… deux prises, deux joueurs sur les buts, deux retraits, comme on dit les deux sont frimés! Et même pendant un lancer, il regarde ailleurs que le lanceur, c’est carrément dangereux!

Je demande un timeout et je m’approche de Carl pour lui conter la plus belle menterie jamais racontée dans l’histoire du baseball! C’est Doubleday qui aurait été fièr de moi! Je prend Carl par la figure intensément avec mes deux mains, je le regarde dans les yeux, il me regarde dans les yeux, j’ai son attention.

Moi le simili-coach de gomme balloune: Carl t’as un coup sûr dans ce bâton. Je le vois avec mes yeux de coach. je te le jure.

Carl: Ah ouin?

Moi le simili-coach de pacotille: Carl tu dois laisser ton bâton sur ton épaule et attendre le T-Ball! Pendant l’exercice tantôt tu frappais toutes les balles. Pis le lanceur des Jay’s ne lance aucune balle dans la zone des prises. Laisse ton bâton sur ton épaule svp pis sur le T-Ball tu va l’avoir ton coup sûr! Promis!

Carl: Oui Coach!

Je vois dans ses yeux une étincelle et au marbre je le vois se répéter comme un mantra « Garde ton bâton sur ton épaule! » Nous sommes en business.
Le lanceur des Jay’s lance 4 belles balles partout sauf dans la zone des prises. Mon assistant coach Olivier va porter le T-Ball à notre Carl! Au 3e but mon coach Mathieu est prêt à faire rentrer nos coureurs!

Je regarde Carl avec toute l’émotion que je possède dans mon corps, je crois même mes menteries. Maintenant, je crois à ce coup sûr autant qu’à la paix dans le monde, autant qu’une vie paisible entre la Palestine et Israël! Carl a dans ses mains un coup sûr, il n’a qu’une chance de frapper sur le T-Ball! Carl me regarde et me fais un signe du pouce… Tabarnak il croit au coup sûr! Il est focus.

Et dans un moment de pur bonheur, dans un moment magique comme même Steven Spielberg n’aurait pu inventer, la petite balle blanche aux cordes rouges a été touché par le bâton magique de Carl! La petite balle ne voulait pas être attrapé par aucun Blue Jays de Ste-Sophie. Elle a fait son chemin entre le 1er et le 2e but lentement pour se diriger assez loin pour faire rentrer nos deux coureurs et pour permettre à Carl de se rendre au 2e but en sautant comme une sauterelle olympique! Je pleure comme un bébé sur le banc, je pleure à chaudes larmes comme l’aurait fait mon ami Coach Benoit Pépin! Je pleure de fatigue, je pleure mon été difficile, je pleure de joie pour Carl! Tous nos joueurs sautent sur Carl comme s’il était Gary Carter en 1986 avec les Mets de New York en série mondiale! Le moment est euphorique, unique!

Après la game je remets toujours une balle du match au joueur s’étant le plus démarqué durant la game pour soit son jeu, son leadership ou son acharnement! J’ai toujours trois couleurs de balle…
Cette fois-là mes petits monstres à batterie ont frappé un grand chelem dans mon coeur de coach… câlice oui!

J’avais de la poussière de « Shoeless » Joe Jackson dans les yeux.. nous étions en rond comme une meute, mes petits loups se sont levés sans ma demande et ont scandé le nom de Carl, ils criaient son nom! Il criaient:

Balle de match à Carl! Balle de match à Carl!

D’habitude je fais un petit discours. Cette fois, moi, Mathieu, Benoit et Olivier étions sans mot… La magie du baseball était parmi nous. J’ai souvenir du dernier coup sûr de Carter à Montréal, j’ai souvenir de Wilfredo Cordero, j’ai souvenir de Kirk Gibson avec Detroit…le plus beau coup sûr que j’ai jamais vu y’était finalement dans ton bâton mon Carl.

Je dédie ce texte à tous les petits monstres que j’ai coaché!


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La canne d’huile, Papi et Cie

La canne d’huile, Papi et Cie

Voici un souvenir de boisson mémorable qui frôle le folklore. Celui du baseball, de la bonne compagnie et de la nostalgie! Comme dirait Aznavour, je vais vous parler d’un temps que les moins de 20 ans ne connaissent pas, celui de nos amours les Expos!

 

Ce jour-là, moi et Rollie étions à bien servir nos clients au Farmers Supply de Lachute sur la rue Lafleur à deux pas du chic Palace. Moi, dans la section des chainsaws et lui à la peinture! J’avais 18 ans et lui 19 ans, nous étions de fidèles partisans des Expos. Roland de son vrai nom mais sur le terrain de balle quand il me « catchait », je l’ai rebaptisé Rollie! Et depuis ce jour jusqu’à aujourd’hui tout le monde à Lachute l’appelle Rollie! Même sa vieille mère a oublié son nom d’origine!

 

Le lendemain nous avions congé en même temps pour deux jours! Nous avions décidé d’aller back à back aux games de nos Expos et de coucher en ville, un lundi et un mardi, question d’honorer Rumba! Rollie est un gars de peu de mots et moi je parlais pour les deux et même parfois pour les trois même si on était juste deux! J’ai un mâche-patate de catégorie de ligue majeure! En termes clairs, je suis le Herman « Babe » Ruth de la parlotte! Blablabla…

 

Je me souviens pas du nom du motel qu’on a loué mais je me souviens de la vieille bonne femme et de la cloche sur son comptoir! Elle était d’une autre époque probablement oubliée par le burlesque. Une vieille attriquée comme ces danseuses à l’époque du charleston, à l’époque où Chicago était le terrain de jeux d’Al Capone! Elle fumait une cigarette avec un embout en plastique, j’imagine pour faire plus chic! On pouvait voir une bretelle de brassière sur son épaule. Une voix rauque, une voix de MarkTen et de petit cigare cheap! Elle était d’une laideur sans nom. Probablement qu’elle se levait la nuit pour avoir mal! Elle parlait avec une cigarette sur le bord de la bouche. J’avoue aujourd’hui que j’ai longtemps fait des cauchemars sur cette bonne femme! J’apprendrais qu’elle est la femme du bonhomme sept heures que je n’en serais pas surpris du tout!

 

Une fois la chambre de motel louée nous allions chercher le grand-père de Rollie, le plus grand partisan de baseball que j’ai jamais connu, l’historien de la balle, Papi Raymond!

 

Papi était d’une autre époque, il avait connu le stade Delorimier et les Royaux! Il avait vu Sandy Koufax lancer à Montréal et Jackie Robinson faire ses premiers pas parmi les joueurs blancs! C’est avec Papi Raymond que j’ai appris à marquer une game et manger un smoked meat avec plus de gras que de viande! Papi était seul au monde dans son 2 ½ dans le quartier Villeray! À chaque fois qu’on allait le chercher c’était comme une fête pour lui! Et je dois dire que d’être assis 9 manches avec le bonhomme Raymond c’est une expérience en soi. Nous arrivons de bonne heure, question de voir la pratique au bâton et de manger un délicieux smoked meat. Et de vous l’écrire, j’en ai l’eau à la bouche!!! Ce soir-là c’était le premier match de l’ancienne gloire des Red Sox de Boston, Dennis « Oil Can » Boyd avec nos Expos. Moi, Papi et Rollie étions fascinés et heureux d’assister au premier match de la canne d’huile à Montréal! Ce soir là, les Phillies de Philadelphie étaient en ville.

 

Trois cokes et smoked meat plus tard la game allait commencer! J’oubliais, un peu de moutarde de baseball sur mon beau t-shirt des Red Sox avec Boyd et le #23 dans le dos. Moi, Papi et Rollie avons gagné la game avec nos Expos 4-3! Une victoire créditée à la poire Joe Hesketh. Papi a marqué toute la game. Et si je vous disais que j’ai encore la carte en ma possession? Rollie avait bien sûr ses maudites culottes Guess sur le dos au cas où il serait sur l’écran géant en 7e manche. Il en faisait une fixation maladive!

 

À des fins historiques, Rollie n’a jamais été vu sur l’écran géant. Une chose est sûre, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Je vous jure sur la tête de mes deux enfants, si jamais nos amours les Expos reviennent en ville, le beau Rollie va encore porter ses Guess jeans! Ô Dieu de la balle, Ô grand inventeur du baseball Abner Doubleday, Ô Youppi et les autres, faites que si jamais les Expos reviennent en ville, ce pauvre sbire Rollie puisse être vu sur l’écran géant aux milliers de pixels! Je vous en conjure! Au nom du père Alou, et du fils Moïse. Amen.

 

Après la game nous avons été porter Papi chez eux. Il ronflait littéralement dans le char en arrière le vieux historien, avec l’écume à la bouche. Il ronflait de bonheur le vieux Raymond, au rythme des DeShields, Grissom, Martinez, Noboa, Galarraga et tous les autres! Rollie va border le vieux Raymond de 80 ans passés pis après vos deux sbires vont aller se fendre en deux au Bistro à Jojo à coup de boisson pis de blues!!!

 

En arrivant sur la rue St-Denis, il y avait un je-ne-sais-quoi dans l’air! Une fois après avoir mis le pied dans le bistro, j’ai toute compris! Sur le stage devant moi, il y avait un bluesman qui criait sa vie, sa douleur au rythme d’une guitare endiablée. Et soudain, dans sa ceinture d’harmonica, il a sorti un ruine-babine de type diatonique. Il le faisait littéralement pleurer au rythme de la salle glauque de la rue St-Denis! Il faisait soif dans place! Une fois son solo terminé, le bluesman au micro a dit: « Mon nom est Carl Tremblay! » Ce fut pour moi une révélation! Et puis pour m’achever comme il faut, il a chanté « The Dock of The Bay » d’Otis Redding. J’ai à ce jour jamais eu autant de frissons me parcourir le corps, de la pointe des orteils au bout de la pointe de mes cheveux! L’amitié, le blues, le baseball, la bière tout se mélangeait en un mix parfait!

 

Quand tout à coup, entre dans le bistro un chétif homme noir avec plein de gros bijoux dans le cou et une attitude du Mississippi! J’ai, au même moment, la mâchoire qui me décroche! J’ai avalé une gorgée de travers de ma 10e Black Label et recraché sur les pieds de Rollie!

 

  • Moi: « Tabarnak Rollie c’est « Oil Can » Boyd?

 

  • Rollie: « … »

 

  • Moi: « … »

 

Le silence était venu s’asseoir à coté de nous ainsi que « Oil Can » Boyd. J’étais pas gros dans mes culottes et Rollie non plus dans ses Guess jeans! Je regarde ce que la canne d’huile se commande et je demande au serveur de lui en donner un autre de la part d’un fan du #23! « Oil Can » se r’vire vers moi avec un beau grand sourire, celui du sud des États-Unis et moi je lui tourne le dos en lui montrant son nom dans mon dos et son numéro!

 

La magie avait opéré au Bistro à Jojo! Le fantôme de Doubleday avait encore faite sa job! Sur un compte complet en fin de 9e manche avec deux retraits et tirant de l’arrière par trois points, ce soir-là en terme de baseball j’allais frapper un Grand Chelem!!!

 

  • Rollie: « My name is Rollie and I am a catcher!

 

Moi et « Oil Can » on se met à rire comme si nous étions de vieux chums. Rollie boudait.

 

  • Moi: « Yep! He is a catcher in beer league… bad beer league!

 

Moi et « Oil Can » on continue de rire aux éclats!

 

Nous avons bu comme des Polonais. Nous avons refait le monde, le baseball, la vie pendant ce bout de soirée magique. Et vers 3 h 30 du matin au beau milieu de la rue St-Denis, nous avons sorti nos gants de baseball de nos sacs. J’ai passé mon gant à « Oil Can » Boyd et Rollie s’est penché comme il faisait à chaque mardi soir pour moi au Parc Richelieu. Il a donné une belle cible à la canne d’huile. « Oil Can » a lancé une balle qui a littéralement explosé sur l’épaule de Rollie qui en a été quitte pour un bon bleu. À la fin, nous avons embarqué « Oil Can » dans un taxi et payé sa course.

 

Le lendemain sur ma pagette, il y a un numéro que je connais pas. J’appelle au numéro et une voix à l’accent du Mississippi de me dire: « Trois billets dans la section du receveur t’attendent toi, Papi et Rollie pour ce soir… D’ailleurs la section du receveur s’appelle maintenant le salon Gary Carter.

 

J’me pince au sang. Je suis incrédule. « Oil Can » voulait nous remercier de notre gentillesse et pour la soirée. Nous sommes allés chercher Papi qui n’en revenait pas et en a parlé jusque dans son lit de mort, jusqu’à son dernier souffle!

Nous avons finalement gagné la game avec nos Expos 2-1 contre les Phillies!

 

J’avoue que j’ai surtout regardé Papi Raymond être dubitatif durant toute la game. C’est comme si c’était son Disney World! Il était ridiculement beau de voir le bonhomme Raymond qui était toujours presque seul dans son 2 ½ marquer sa game, les yeux dans l’eau! La bombe qui a fendu Hiroshima en deux aurait pu tomber à côté de lui qu’il s’en serait pas aperçu car il était à marquer la plus belle soirée de sa vie, retrait 5-3!!!

Rollie lui était occupé à boire toute la bière du bar! Le conte était plus que complet. Ce fut pour nous, ti-gars de Lachute et le vieux bonhomme de Villeray seul au monde ou presque, une partie parfaite au sens figuré!

 

Et quand on parle du retour de nos amours, j’ai un moton dans la gorge, j’ai un frisson qui transperce mon corps de la pointe des orteils au bout de la pointe de mes cheveux!

 

J’ai une pensée pour Papi Raymond, Rollie, Simon Chartrand, Justin Corbeil, Éric Roussel, Yves Deschamps et son fils Maxim et combien d’autres vrais fans de balle!!!

Moi, au soir de leur retour dans un vrai beau parc de balle, dans notre premier vrai parc de balle sans toit aux abords du canal Lachine dans Griffintown, j’aurai ma casquette des Expos sur la tête, celle que j’ai porté quand je suis entré au Hall of Fame à Cooperstown, avec un t-shirt des Expos et le numéro 8 dans le dos ainsi que mes jeans Guess… On sait jamais!

P.S Sur le dit t-shirt, il y aura encore un peu de moutarde de baseball.

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Beurre de peanut et cie

Beurre de peanut et cie
Dans notre quartier, nous étions l’équipe du p’tit Canada. Nous n’étions jamais assez pour former deux équipes. Parfois on n’était tellement pas assez qu’il fallait repêcher les p’tits culs de 5 ans et moins. Vous savez, ceux qui jouent dans le sable plutôt que de se concentrer à remporter la série mondiale du p’tit Canada, ceux qui cherchent des chenilles jusqu’à temps qu’y deviennent des papillons!!! Nous étions choyés car on avait trois parcs pour jouer nos games. Les deux au parc Richelieu et celui du Laurentian High School à quatre maisons de chez nous. Le fameux parc des blokes!
Habituellement, nous allions jouer au baseball quand nous avions fini notre patrouille de police autour du bloc! Par la suite, on faisait le tour des cours pour voir qui serait partant pour un programme double. Avant une game, nous nous rendions en gang au Perrette pour acheter des bonbons mélangés; nos bicycles placés délicatement en tas un par-dessus l’autre. Certains avaient des BMX, d’autres des 10 vitesses avec le guidon à l’envers et certains privilégiés avaient des motocrosses à pédale avec la « tank » en avant pis des « chuck » gros de même! Tout le monde prenait des « Slush Puppie », des jus en sac, des lunes de miel, des gommes savon. Moi, 9 fois sur 10, je choisissais des cartes de baseball. J’avais bien sûr, le goût de manger des bonbons mélangés dans un petit sac de papier brun mais mon désir d’avoir des cartes de baseball était plus fort!!! J’étais à la recherche de la carte de Rollie Fingers. Comme un archéologue qui creuse pour trouver des traces du passé, moi je développais des paquets de cartes à une vitesse affolante.
Aujourd’hui encore, je reçois une carte de Noël de la part d’O-Pee-Chee. La compagnie me remercie d’avoir augmenté leur chiffre d’affaires dans les années 80! J’aurais même échangé, à l’époque, une Dale Murphy, une Dave Parker, une George Brett et une Reggie Jackson pour avoir une Rollie Fingers! Pour trente sous, j’avais un beau paquet avec 12 cartes dedans, une délicieuse gomme plate et sèche. À l’époque les 25 cennes n’existaient pas dans le p’tit Canada.
Nous avions dans ces deux équipes de rêves les frères Périard, le grand Racine, Charlebois, moi et mon frère, Larocque, l’anglais McPherson, le gros Laplante, Gagnon, Campeau, Éric le rouge, Grenon et en cause désespérée, Hélène, Stéphanie avec un i, l’anglaise et Nancy. D’ailleurs, tous les gars voulaient « frencher » Stéphanie avec un i mais personne voulait l’avoir dans son équipe. Elles, les filles, voulaient jouer à la « tag BBQ »! Là c’était le contraire: Stéphanie avec un i devenait le premier choix mais personne ne voulait se retrouver face à face avec Hélène, une excellente joueuse de balle mais d’une laideur sans borne… le genre qui se lève la nuit pour avoir mal!
La première fois que j’ai pensé à d’autre chose que le baseball, c’est à cause de Stéphanie avec un i. La première fois que j’ai pensé que peut-être il y avait sur cette Terre quelque chose de meilleur que le baseball c’est à cause de Stéphanie avec un i. La première fois que le baseball est passé en deuxième c’est aussi à cause des yeux bleus et des cheveux rouge feu de Stéphanie avec un i .
En plus d’être un mauvais joueur de balle, l’anglais McPherson était le camelot officiel de notre quartier (le p’tit Canada). Il distribuait le journal de Montréal, La Presse et le mythique Argenteuil, notre journal local! Il avait parfois en sa possession le Photo-Police et sa page du milieu. Tous les gars de mon âge ont de très bons souvenirs de cette fameuse page du milieu! McPherson se présentait au marbre avec des gants de bicycle à gaz et parfois un casque d’aviateur. Le genre de gars assez intelligent pour allumer un feu mais pas assez intelligent pour l’éteindre. Grenon portait pour nos games la fameuse casquette carrée des Pirates de Pittsburgh.
Lui, Éric le rouge, ne venait pas souvent jouer avec nous, il était souvent occupé à se faire battre par le chum de sa mère.
Comme toute bonne game de balle qui se respecte au Laurentien High School, nous finissions par nous chicaner pour un retrait, un but volé, une fausse balle… bref n’importe quoi pourvu qu’on finisse ça en chicane! C’était sûrement une question de stratégie pour la prochaine game!
Souvent les chicanes commençaient au début du match quand il fallait décider quelle équipe commencerait au bâton. Nous décidions le tout avec une partie de « mayoche ». Le jeu est très simple: les deux capitaines des équipes se mettaient l’un en face de l’autre et l’un lançait le bâton à l’autre. Par la suite, il fallait se rendre à la paume du bâton en bois. Chacun leur tour, les capitaines faisaient des mains pleines, des ciseaux, des allumettes pour se rendre au bout de la paume du bâton pour avoir le droit de tourner ce bâton autour de notre tête sans l’échapper bien sûr. Sinon, on perdait le tour de frappe!
Mon frère volait des buts comme d’autres volent des bonbons. Moi j’aimais lancer et quand je ne lançais pas, je pensais à la prochaine fois que j’étais pour lancer.
Quand Jacques Doucet était au micro des Expos, je n’étais jamais sur le terrain. J’étais quelque part avec mon radio transistor sur le bord des oreilles. Je me laissais bercer par les mille et une histoires de Jacques! Et parfois quand mon père rentrait soûl comme une botte à la maison tard le soir après une grosse veillée aux danseuses du Trois Puces, un soir de game à Los Angeles ou à San Diego, je levais le son un peu plus fort dans mes oreilles et j’avais l’impression que M. Doucet me réconfortait à coup d’anecdotes, de compte complet, de stratégie de balle et quoi encore. Merci M. Doucet mon presque père! J’ai toujours dit que si un jour je rencontre Jacques, je ne serais pas capable de lui parler, aucun son sortirait de ma bouche, moi qui est un verbomoteur à deux temps! J’aurais le moton dans la gorge et plein de poussières dans les yeux!
J’ai frappé mon seul circuit à vie pour l’équipe du p’tit Canada, un jour que nous n’étions que huit. Un magnifique circuit à l’intérieur du terrain, frappé dans le champ de Stéphanie avec un i qui pour la circonstance, était occupée à éplucher un pissenlit! La belle Stéphanie avec un i que je pensais impressionner avec le fait que je connaissais toutes les formations partantes du baseball majeur à 10 ans! D’ailleurs, le père de Stéphanie avec un i , était très impressionné par mes connaissances de balle. Parfois quand il était sur sa galerie, il m’invitait à venir « m’assir » avec lui et on jouait à se poser des questions sur le baseball majeur! Il m’a déjà dit que j’étais la relève du grand Serge Touchette! Compliment ultime pour moi.
*Pour conclure*
  • Le père de Stéphanie avec un i est mort d’un cancer du cerveau au départ de nos Expos!
  • Je ne suis pas devenu journaliste comme Serge Touchette.
  • Comme nos Expos, les Perrette n’existent plus, comme quoi les choses changent mais pas toujours pour le mieux.
  • Jacques Doucet n’a pas encore été élu au Temple de la renommée mais au Temple de la renommée de mon coeur, il est numéro #1!
  • J’ai eu la fameuse carte de Rollie Fingers, celle avec les A’s d’Oakland.
  • Du haut de mes 10 ans, Stéphanie avec un i de me dire: « J’embrasse pas un gars qui vient de manger du beurre de peanut. »

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Au parc Richelieu

Au parc Richelieu

Parc richelieu

Laissez-moi vous raconter l’histoire d’un petit gars de 8ans…

Chaque été, le petit gars de 8 ans tentait d’améliorer son jeu, ses connaissances et sa collection de cartes de baseball! Plus tard, il voulait remplacer Garry Carter au marbre ou être journaliste et remplacer Serge Touchette du journal de Montréal.

Souvent, il traînait son petit frère de 4 ans avec lui. Chemin faisant, il s’arrêtait au dépanneur Gibeault dans le Petit-Canada sur la Filion. Il achetait des jus en sac qu’il fallait transpercer avec une paille en biseau. Ainsi, ils avaient assez de carburant pour faire le 10 minutes de marche qui les séparait du fameux parc Richelieu dans le temps de la piscine municipale!

Ils traînaient avec eux une balle de tennis, une balle de baseball, un vieux bâton de baseball Louiseville, deux gants aussi usés sinon plus que le bâton et beaucoup de bonheur à aller jouer au »FLY PIS AU ROULANT ».

Le petit gars de 8 ans avait aussi dans les pieds de magnifiques souliers trois couleurs des expos! Avec ses souliers, il était persuadé qu’il était la réincarnation de Tim Raines. Il était persuadé qu’il courait aussi vite que lui du moins, les souliers lui donnaient un avantage certain sur les autres petits joueurs de balle!

Dans ses 8 ans de vie, le petit gars vous dirait lui-même que c’est le plus beau cadeau qu’il n’a jamais reçu.

Son petit frère de 4 ans lui était plutôt un pêcheur. Il pêchait »toute la maudite été », il n’arrêtait que pour faire du bicycle et quand son frère l’achalait suffisamment pour aller jouer au »FLY PIS AU ROULANT ». Si aujourd’hui, il n’y a presque plus de poisson dans la rivière du Nord, aux abords de Lachute c’est un peu de sa faute. Aucune espèce ne lui a résisté: barbotte, perchaude, carpe, crapet soleil, brochet, doré et la barbu remplie de mercure.

Du haut de ses 4 ans, il avait la patience des plus grands joueurs d’échecs russes et pouvait rester à la même place des heures et des heures sans rien pogner.

Ils pouvaient jouer des heures à se lancer des balles, à se faire des bleus partout sur le corps, à se chicaner pour avoir un tour au bâton, à pogner des fly, à savoir qui court le plus vite autour des buts, à se faire des relais du 2e but au 1er but etc…

Bref, il en a joué des parties de balle au Richelieu. Il a vu avec ses yeux de petit gars de 8 ans, les 4 chevaliers O’Keefe et le gros Claude Potvin faire de la magie. Que d’émerveillement! Seul au parc, comme un grand, assis dans les estrades avec un casseau de patates au vinaigre et un coke à regarder les grands jouer à la fastball et à la softball.

En plus de ses parties improvisées, le petit gars de 8 ans a joué des centaines de games de balle au mur. Il était une sommité dans le domaine. Si un jour on donne un prix pour ce jeu, il en sera le premier récipiendaire! Comme Picasso il maîtrisait son art!

Vers 7h PM, il rentrait à la maison prendre un bain, mettre son pyjama rempli de balles, manger un peu et il allait s’enfermer dans sa chambre jouer avec ses cartes dont sa préférée, celle du lanceur à la moustache »Rollie Fingers ». Il mettait sa radio transistor à CKAC, la cachait sous ses couvertures, tenait son gant de baseball comme une doudou et se laissait bercer les soirs d’été par la voix rassurante de Jacques Doucet.

S’il y avait une certitude dans le monde de ce petit gars de 8 ans c’était que chaque soir d’été, Jacques Doucet serait au rendez-vous comme un bon père de famille. Certains avaient comme héros Superman, Spiderman, Batman… lui il préférait de loin les Gary Carter, Raines, Mike Schimdt et Babe Ruth!

Il y avait à chaque printemps dans le gymnase de la polyvalente Lavigne, un camp d’évaluation pour former les équipes de la ville. Ils avaient besoin de 4 clubs pour la ligue inter-paroissiale de niveau plus faible: ses équipes étaient St-Anastasie (2), St-Julien (1) et Immaculée-Conception (1).

Par la suite, il y avait les »yankees » de cette ville, l’équipe qui allait représenter la ville partout dans les Laurentides. Les fameux Rotary, club de niveau (A). Ils avaient un bel uniforme jaune serin avec une casquette brune.

À chaque évaluation, le petit gars de 8 ans était choisi pour jouer avec les fameux Rotary. Il a appris les fondements de la balle à ses camps d’évaluation, il a appris à bloquer avec un genou à terre, à lancer par-dessus l’épaule, à raccourcir son bâton, à voler des buts même s’il n’a jamais été un marchand de vitesse, à faire le court et frappe, à ne pas attraper la balle comme »Willie Mays ». Mais au camp il a appris aussi le sens du mot pauvreté car ses parents ne pouvaient lui payer l’inscription et l’uniforme. Il a été au camp quand même pendant des années dans l’espoir que ses parents, que quelqu’un lui aurait payé l’inscription et l’uniforme.

Si vous êtes attentifs chers lecteurs et lectrices… vous pourrez le voir coacher dans l’uniforme Orange avec le numéro 8 sur les terrains de St-Jérome . Si vous regardez attentivement, vous pourrez apercevoir à travers ses souliers de balle noirs Wilson, les souliers trois couleurs des Expos du petit gars de 8 ans. Et si vous savez lire entre les lignes de ce texte, le petit gars de 8 ans de Lachute est maintenant un barbu de ville.

*Message au petit gars de 4 ans*                                                                                              J’étais tellement content cet été quand le petit pêcheur est venu me voir coacher les Orioles B2 contre les Jets de Mirabel… il a même pas fallu que je le traîne. 

 

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Cyclone/Smokey Williams

Cyclone/Smokey Williams
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Joseph Williams est né le 6 avril 1886, 20 ans après la fin de la guerre de Sécession (Civil War). Il est né au Texas dans le petit village de Seguin, un mardi après-midi. Il est né d’une mère Afro-Américaine et d’un père Amérindien plus précisément de la tribu des Comanches.
Il arriva dans ce bas monde un mois après la capture du grand chef Apache Geronimo par le général américain George Crook. Joseph est né au temps du coton, des durs labeur, des coups pieds au cul, de la strap axu fesses et de la vraie grosse misère. Joseph Williams est né à la fin du Far-West c’est vous dire l’immensité historique du passe-temps national des Américains.
Avant d’être Cyclone, Joseph Williams était le fils à sa maman. D’ailleurs il n’a jamais lancé une balle avec son père Quanah qui n’avait aucun intérêt pour le baseball! Par contre, il a appris les rudiments du sport inventé par ce bon vieux Doubleday avec sa maman Mamou. On raconte que sa mère aurait pu jouer dans la All-American Girl Professional Baseball League.
Mais comme nous n’étions qu’au début de 1890, sa mère n’avait le droit que de respirer. Elle ne pouvait pas donner son opinion, voter, parler en présence d’hommes et son mari pouvait la battre s’il le désirait! Elle n’était qu’une machine à reproduction.
*Note historique de l’auteur dans le texte*
Il faut comprendre qu’à l’époque le baseball était dur. Seul les plus coriaces y survivaient, pas de protège-coude, de casque, des crampons limés en métal qui allaient se blottir dans vos jambes. Une simple casquette molle pour aller frapper et faites-moi confiance la casquette n’était là que pour le décorum. La seule chose qui vous protégeait de la balle c’était de l’éviter. Il n’était pas rare de voir un lanceur se battre avec un frappeur, c’était une scène commune. De plus à l’époque il n’y avait pas de releveur. Tu commençais un match, tu finissais le match, simple de même. C’est ainsi qu’un soir en Alabama Cyclone Williams lança 26 manchse en ligne pour perdre 1-0.
Joe Williams commença sa carrière avec les Black Bronchos de San Antonio au Texas en 1907. Il avait donc 21 ans lors de sa 1ère saison chez les pros. Il se façonna un dossier de 28 victoires et 4 petites défaites cette année là du haut de ses 6 pi 5 po. Les anciens disaient qu’il avait une balle rapide au-delà de l’imagination, qu’il aurait pu avec un seul lancer faire paraître la vitesse du son plutôt lente. C’est ainsi qu’il méritait son surnom de Cyclone.
Avec ses grandes mains de Williams, il créa autour de lui une grande zone où l’air atmosphérique est en rotation autour du centre de la balle. En terme scientifique, la balle sifflait comme un train à chaque fois qu’elle était lancée. En 1909 lors d’une partie d’exhibition contre les fameux Giants de Chicago (les Harlem’s Globetrotter de l’époque), il lança une partie parfaite. Son équipe gagna 1-0. Celui qu’on considère le père du baseball noir, Ruben Foster était ébahi devant le talent de l’homme de 6 pi 5 po. C’est ainsi qu’est né la légende, le mythe de Cyclone un soir de 1909 sur un terrain de balle à San Antonio. Vingt-sept retraits en ligne dont 21 retraits sur des prises! C’est d’une beauté immense à la grandeur du mythe de Cyclone. En comparaison, en 141 ans d’histoire seulement 22 lanceurs des majeures ont réussi des parties parfaites. À la fin du match, Cyclone alla porter la balle dans les estrades, dans les mains de sa mère.
Cyclone mit un genou à terre devant sa mère et dit: « Merci Mamou ».
En 1912, il joua une partie d’exhibition le 24 octobre contre les finalistes de la série mondiale, les terribles Giants de New York et leur légendaire coach »Little Napoleon » John McGraw, qui fut le coach des Giants de 1902 à 1932. Dans ce match, Cyclone n’accorda que 4 petits coups sûrs et remporta la partie 6-0. Ce soir là en plein cœur du mythique Polo Grounds de New York, John McGraw plus grand coach de l’histoire du baseball baptisa Joe Williams d’un nouveau surnom »Smokey » et dit: « C’est comme si la balle, de ses mains au marbre, se transforme en boule de feu. » Ce qui donna à Cyclone dit Smokey Joe Williams et ses coéquipiers de l’exposure au niveau national. Son équipe, les Giants Lincoln de New York, lança un défi aux champions de la série mondiale, les Red Sox de Boston mais il refusa car ils étaient noirs. Le président de l’équipe de Boston déclara que les Red Sox n’étaient pas une équipe de cirque et que jamais il ne joueraient contre des singes.
En 1914, toujours avec Les Giants Lincoln de New York, il connut sa plus grande saison en carrière avec un dossier de 41-3. Ce qui est du domaine de l’impossible mais avec »Smokey » fils de Mamou tout était du domaine du possible. Il repoussait les limites du baseball à chaque apparition au monticule. À chaque fois qu’il montait sur la butte, il réécrivait le Livre des records. Un soir au Ebbets Fields à Brooklyn, il obtint 27 retraits sur des prises en 10 manches lancées.
À l’âge de 44 ans, Smokey retira 27 frappeurs des Monarchs de Kansas City en n’accordant qu’un seul petit coup sûr en 12 manches. En 1999 soit 113 ans après sa naissance le seul, l’unique Smokey Joe Williams a été élu au Temple de la Renommée du baseball sans jamais avoir joué une game dans les ligues majeures de l’homme blanc.
Quand »Smokey » Williams prit sa retraite en 1932, Ty Cobb le meilleur frappeur de moyenne de l’histoire des majeurs et le pire raciste que la terre ait porté déclara que Smokey était le meilleur lanceur qu’il avait vu lancer.
Dans le ventre du Ebbets Fields, il y a les exploits de Smokey comme ceux de Pee Wee Reese, Duke Snider, Jackie Robinson, Sandy Koufax, Roy Campanella et tous les autres »Boy’s of Summer ». On raconte même qu’après sa démolition l’âme du Ebbets Field s’est déposé dans un champ de l’Iowa et c’est ainsi qu’on a produit le film »Field of Dream » ou »Champ de rêve ». Encore aujourd’hui vous pouvez aller lancer et frapper des balles sur ce terrain. On raconte que certains soirs au ciel étoilé dans l’Iowa on peut entendre des balles de feu se mouler dans le gant de maman Mamou. Un grand slaque mi-noir mi-Comanche s’amuse comme un enfant à lancer la balle avec sa mère.