Primeur

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**Annonce majeure** **Partage svp**

Je vous présente un nouveau commanditaire avec qui je viens de signer pour la prochaine année! Je vous en parle plus en détail au cours des prochains jours. Je suis très fière de m’associer à Roger Hang Hong et sa super entreprise.

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Plats cuisinés fait sur demande, frais ou congelé. Livré à domicile, sans commande minimum, secteur Montérégie/rive-sud de Montréal. Familiale ou individuelle.

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Maggiano’s (Boston)

Maggiano’s (Boston)

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Sur l’avenue Columbus à Boston, il y a un petit bonheur pour tous ceux qui aiment la vie. Il y a, au 4 avenue Columbus, tout pour assouvir l’épicurien que je suis.

Le Maggiano’s qui a ouvert ses portes en 1991 est un restaurant italien comme tant d’autres à première vue mais quand vous rentrez à l’intérieur vous êtes assommé comme si la foudre vous avait frappé. Je ne parle pas ici d’un restaurent gastronomique, je parle ici d’un bon vieux resto italien à la façon italienne traditionnelle! Les plats dans le milieu de la table pis servez-vous.

Vous voulez manger en amoureux c’est pas la place. Vous voulez manger en silence c’est encore moins la place, allez dans une bibliothèque pour prendre des livres.

Le bruit est constant. Il fait partie des meubles. Il fait partie du spectacle car manger au Maggiano’s c’est faire partie soi-même de la commedia dell’arte. C’est vivre un instant au milieu de la petite Italie. C’est respirer au rythme de la Sicile!

La devanture du resto est correcte sans plus mais une fois à l’intérieur la magie opère à une vitesse vertigineuse. Vous avez à l’entrée un immense bar pour accueillir les clients, pour ceux aussi qui veulent finir la soirée à “scotchés” au bar! Vous avez aussi un immense “desk” avec une hôtesse sicilienne, aux cheveux noir foncés, au regard qui vous déshabille l’âme. Bref une belle entrée en matière. Vous avez déjà mangé et vous n’êtes même pas assis. Vous avez dévoré les lieux de vos yeux.

Au menu…

Il y a en entrée des zucchinis frits… oui des zucchinis! Je vous jure sur la tête de mes deux enfants que ça sera la meilleure entrée que vous aurez jamais mangé de votre maudite vie! Difficile à décrire comme goût, c’est comme croquer dans un nuage aux abords du paradis. Au serveur vous demandez Crispy Zucchini Fritté.

Il y a aussi le presque interdit, banni dans 48 états, le fameux Johnny Carbonara! Photo à l’appui!

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Roulement de tambour ici…

On parle de pâtes carbonara servies dans une crème de truffe onctueuse, de petits pois, de bacon fumé… oui, oui, fumé et un œuf parfaitement poché! Après une assiette de la sorte, la vie vous semble plus belle, c’est une drogue tout simplement.

Je ne vous ai pas parlé du fameux Pesto Perlini Mozzarella. Photo à l’appui!

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Des boules de poulet au ricotta, des tomates séchées au soleil de la Toscane, du parmesan, des boules de mozzarella et des fettuccine maison. Voilà! Si vous êtes insensible à tout ça, je vous conseille de »slaquer » sur le beige!

Un repas au Maggiano’s se déguste entre amis, même un ami qui vient vous rejoindre en avion et qui fait un aller-retour, juste pour votre fête! Merci l’intemporel Catcheur.

Avec mon frère aussi, au milieu du souper, je regardais partout, les gens qui parlent fort, qui parfois chantent, qui jouent au bonheur malgré la vie. Je savourais le moment, je me disais que moi et mon frère on était loin du bloc 36 de notre enfance, un HLM dans le Bronx de Lachute!

Le Maggiano’s pour simplement savourer la vie!

La vita è bella, viva Maggiano’s

4 ave. Columbus, BostonMassachusetts 

RESERVATIONS: (617) 542-3456   

Nonna Tina

Nonna Tina
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Entre l’avenue Playa et l’avenue 1, il y a un petit trésor cubain que même les plus grands pirates des Caraïbes rêveraient de posséder. Un petit resto de rien sur le coin d’une rue quelconque. Un petit resto enfoui dans le fond d’une ruelle lugubre. Un trésor qu’on trouve au hasard, ce n’est pas le genre de place qu’on cherche…

Moi, c’est un chauffeur de taxi enfoui dans son silence qui m’a apporté en terre promise. Mon chauffeur Alfredo Ninna aurait trouvé la route des épices si on lui avait demandé. Il ne se serait pas trompé de bord comme ce bon vieux Christophe Colomb.

La journée est entre chien et loup. Pour dix dollars, Alfredo nous amène en ville dans sa machine. À l’origine nous devions aller au Dante ou quelque chose de même. Comme le resto était réservé pour une soirée privée, nous sommes repartis avec notre petit bonheur dans la machine d’Alfredo. Je lui demande s’il connaît une bonne place de pizza à Varadero.

Il me dit dans un anglais incertain, qu’il connaît la meilleure place de pizza au monde. Le plus grand secret de Varadero… blablabla que je me dis!

Mon chauffeur ne fait ni une ni deux, le pied dans « pan » direction Nonna Tina qu’il me dit. Gilles Villeneuve peut reposer en paix, j’ai trouvé son émule en terre cubaine. Il ne tourne pas les coins ronds mon Alfredo, juste les coins de rue. Je pointe un joli palace pensant que c’était notre resto. Nenon, c’est pas lui, c’est l’autre petite bâtisse de rien au milieu du néant.

La devanture est remplie de lumières de Noël blanches en guirlande, de style pub américain. Une jolie Cubaine nous accueille à l’entrée. Il y a 30 minutes d’attente, pas grave à notre gauche un bar de fortune pour ceux qui patientent. La musique est bruyante, c’est celle du top 40 américain. Les enfants se font faire des drôles de drinks, ma blonde prend un mojito et moi une bière (Buccanero Fuerte). Nous sommes cinq assis sur notre petit banc, moi, Mathilde, Théo, Karine et le bonheur! Despacito hurle à travers les colonnes de son du Nonna Tina. J’ai tellement faim que je suis en train de m’auto-digérer. Le monde autour de moi parle espagnol, français, allemand, russe, anglais, une belle cacophonie qui me rappelle que la terre est bien petite. Les assiettes r’volent partout, ça parle fort et vite.

La jolie hôtesse cubaine nous amène à nos places en s’assurant que le barbu que je suis ait une autre bière pleine dans les mains. Nous commandons de la pizza pour cinq, moi, Mathilde, Théo, Karine et le bonheur! En ce début de soirée, la vie est trop facile. La bière descend bien on dirait une pitoune du Trou du diable. L’immense pizza de style américain arrive à notre table grasse, mince, remplie de fromage et de pepperoni. J’ai soudain une émotion. Nous en avons commandé deux pour être sûrs de faire une indigestion.

Au final, Théo 6 ans a mangé cinq pointes. Pour ma part, ce fut la meilleure pizza jamais mangée de ma vie tout simplement. Une petite bière « on the side », des gens qui parlent fort partout, une petite brise d’été… et le bonheur peinturé partout partout dans le ciel de Varadero.

Le soleil de Varadero est parti se coucher car il a de grosses journées ici. Le ciel est plein d’étoiles, la lune est pleine et hurle aux « wild dog ». La petite ville de Varadero prend tout son sens le soir. Elle danse, elle chante, elle boit, elle brûle du gaz à travers ses chars antiques. Despacito hurle dans tous les speakers.

Varadero, c’est une Cubaine belle comme la vie un dimanche soir. Enveloppée dans une robe d’été.
Le repas est fini. Les bières et liqueurs sont vides. Nous repartons avec notre petit bonheur et on se cherche un taxi pour retourner à notre hôtel! Dans le fond d’une ruelle en face du Nonna Tina, il y a un vieux taxi, avec un vieux chauffeur et 5 passagers qui gazouillent de bonheur.

Viva Nonna Tinna!

Johnny patate

Johnny patate
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Pas besoin de machine à voyager dans le temps, vous n’avez qu’à entrer dans l’une des institutions de St-Jérôme, le légendaire Johnny Patate.
Et si vous demandez aux vrais de vrais Jérômiens, ils vous diront qu’ils vont Chez Johnny.
Ce qui frappe en arrivant Chez Johnny c’est le manque de parking. Ensuite c’est la bâtisse en elle-même qui est d’ordre du patrimoine. Un « drive-in » comme on en trouvait partout aux États-Unis dans les années 50!
On entre chez Johnny comme on entre chez soi. On entre chez Johnny comme dans une église en communion avec le bonheur. On entre chez Johnny comme on entre dans la maison de nos grands-parents.
Ce que j’aime par dessus tout c’est m’asseoir sur les petits stools rouges en face du comptoir, regarder l’envers du décor et les serveuses/serveurs opérer leur magie. Le plus sérieusement du monde, la serveuse vient me voir et me demande ma commande sans rien pour prendre des notes, rien. Je lui donne ma commande, celle de ma blonde, de mon fils et de ma fille. Elle crie en arrière d’elle, je comprends rien mais les autres en arrière semblent avoir compris.
Ça rentre et ça sort de Chez Johnny à une vitesse folle pour des »take out ». Je suis observateur de ce chaos contrôlé. Il y a ceux qui mangent en arrière dans la salle à manger et les vrais comme moi sur leur stool rouge. J’attends mon demi club sandwich/poutine et mon petit coke en bouteille de vitre avec la patience d’un maître Bouddha, car en face du comptoir, j’ai un spectacle du Cirque du Soleil ou presque. En arrière du comptoir, ça marche vite et tout le temps, ça parle fort à deux trois personnes à la fois, ça donne des commandes, ça beurre des toasts, ça flippe des burgers et tout ça dans la même minute avec un sourire monsieur!
Ma serveuse arrive avec nos commandes…festin des dieux! C’est la décadence, je me sens comme un romain invité à un festin. Le bonheur me sort par les pores de la peau. Je suis persuadé qu’avant d’aller faire son chiffre de nuitte, le bon dieu va se chercher un take out chez Johnny!
Chez les Beauséjour ça parle fort et tout le temps mais là, pus un son, rien. Nous sommes les quatres en symbiose avec Johnny, le bonheur et nos estomacs. Bizarrement c’est comme si le temps avait arrêté. Même l’évolution ne peut nous déranger Chez Johnny! La bombe nucléaire? Bof, après mon moutarde-chou…
Je suis persuadé que chez Coke, ils gardent les meilleures batchs de liqueurs pour les petites bouteilles en vitre de chez Johnny!
Pendant qu’on se remplit comme des cochons sauvages, les serveuses continuent de marcher vite, de parler fort, de beurrer des toasts, de flipper des burgers encore et toujours avec le sourire.
Il y a les deux gars aux patates, dans leur coin, eux épluchent des patates, font des frites qui goûtent un mot qui n’est pas encore inventé pour parler de leurs frites, des poutines avec la fameuse sauce à Johnny et ils parlent fort avec les serveuses des mots que je comprends pas. Mais chaque personne en arrière du comptoir semble comprendre leur langage c’est comme un code ou un dialecte.
Y a rien de mystérieux dans un club sandwich! À la base c’est quand même bin juste deux tranches de pain avec du poulet, des tomates, du bacon, de la mayo, pis de la laitue. Mais Chez Johnny on réussit à me faire à chaque fois le meilleur club de l’histoire des clubs. Après, j’arrête de réfléchir et je me dis que c’est pour ça que c’est une institution.
Depuis 1945 que Johnny fait du »comfort food » comme on dit, l’expérience ne s’achète pas. Il mérite depuis longtemps toutes les lettres de son nom et en majuscules à part de ça.
Je ne marcherai pas en me levant de mon stool, je vais rouler jusqu’à mon auto. Ce n’est pas gênant tout le monde roule en sortant d’ici! Ça fait partie de la tradition!
Il y a dans le monde deux genres de personnes, ceux qui adorent les hamburgers steak et les autres.
Si vous êtes de ceux qui adorez l’hamburger steak, vous vous devez avant de mourir d’aller en manger un chez Johnny. Sinon ne jamais vous proclamer pseudo-expert du hamburger steak, jamais.
Arrive la fin du repas, notre serveuse me dicte le détail de notre commande de mémoire. Il ne manque rien. 45 minutes après notre arrivée, elle nous donne le détail de notre commande comme si de rien n’était comme ces serveuses des années 50!
À chaque fois que j’emmène mes enfants manger Chez Johnny Patate, j’ai l’impression de leur fabriquer des souvenirs d’enfance qui resteront gravés à jamais dans leur mémoire. Johnny Patate, fabriqueur de souvenirs…
Le repas est terminé et nous roulons jusqu’à l’auto en famille.
603, rue Saint-Georges
Saint-Jérôme, QC J7Z 5B7
Tél. : (450) 436-1339

Escudo

Grillades Portugaises et Produits Européen

J’ai découvert un petit trésor Portugais vendredi passé lors de mon heure de dîner.
Mon ami Justin me parlait de ce petit resto de rien du tout depuis longtemps. Faut savoir que l’ami en question n’est pas du genre émotif, il est plutôt du genre pragmatique. Il m’en parlait avec admiration.

Il faisait -1000 cette journéelà. Pour être plus précis cétait autour de -25 au soleil!
La neige craquait sous mes bottes. L’hiver est bel et bien installé au Québec.
On arrive devant le fameux restaurant. Il est situé dans un genre de centre d’achat où chaque petit magasin à son entrée. Il est situé au milieu de nulle part. Le stationnement est horriblement petit mais comme je suis venu pour manger, je me fous du stationnement.

En entrant, vous savez que vous êtes arrivé quelque part! Je n’étais plus au Québec c’est comme si je m’étais téléporté quelque part à Lisbonne. Nous étions littéralement enveloppés dans une ambiance cosy. Au comptoir, six chaises pas une de plus. Au bout du resto fait en long, une table pour 4 petites personnes. Bien sûr que si petit le resto offre le service de livraison et les take-out. Nous nous sommes assis, j’avais l’impression d’aller à la messe. Le moment était solennel. Oui c’est en plein ça, l’Escudo c’est une petite église. Elle est remplie d’âme. J’étais devant l’hôtel et j’attendais ma bénédiction. Derrière nous de beaux présentoirs en vieux bois de produits européens. Des vinaigres, des huiles, de la farine, un paradis pour l’épicurien en moi.

En arrière du comptoir un gars passionné. De toute évidence un Portugais. Je vous avais déjà dit que dans un autre vie j’ai été Sherlock Holmes. Le cuisinier/serveur/homme orchestre travaille en sifflant. Il porte la queue de cheval et un air casual. Il ne court pas en arrière de son comptoir (la vita é bella). Il a l’air au-dessus de ses affaires et j’adore ça. Son partenaire serveur/cuisinier/livreur remplit une »tub » avec du bon vieux charbon. Lui n’a pas de cheveux mais comme l’autre, il est au-dessus de ses affaires.

Mon ami Justin commande et je prends exactement la même chose que lui. Je lui fais confiance les yeux fermés. Donc ça va être une cuisse de poulet au charbon, des frites descendues directement du ciel pour nous, une salade toute simple et une petite Sumol en bouteille (liqueur Portugaise).

Le repas des dieux est prêt. L’homme-orchestre Portugais nous demande une première fois comme si cétais plus un ordre qu’une suggestion:

Homme-orchestre (en regardant notre poulet): Épicé!
On accepte sans rouspéter. Il met un genre de moutarde sur nos cuisses. Je pourrais pas vous dire quel genre de moutarde mais je peux vous dire qu’elle a été faite avec amour et passion.

Homme-orchestre (en regardant nos frites): Épicé!
Oui

Homme-orchestre (en regardant encore notre poulet): Épicé!
On répond encore par l’affirmative et il badigeonne notre poulet avec un genre de sauce avec un pinceau comme s’il était Picasso.

Son partenaire s’en va faire des livraisons, l’homme-orchestre est maintenant seul.
On mange, on boit, on savoure, on parle pas beaucoup car c’est comme si on mangeait le Portugal. Nous avons la bouche pleine de bonheur. Et pendant qu’on se bourre la face comme deux mécréants, le cuisiner prépare dans notre face une poutine au chorizo sur laquelle il déverse un océan atlantique de sauce onctueuse. J’ai la bouche grande ouverte.

Homme-orchestre: Non, j’peux pas t’en vendre là, tu vas dormir dans ta shop après-midi!
Je laisse ma bouche ouverte pour rire un bon coup.

Homme-orchestre: On est prêt pour le dessert les gars?
Oui mon père!

Il sort de son présentoir à dessert, une minuscule tartelette! Du genre dessert minimaliste.

Homme-orchestre: Vous pouvez la manger froide ou je vous arrange ça à la mode.
À la mode svp!

Homme-orchestre: Épicé!
Oui.

Petite tartelette cuite directe sur le grill au charbon! Direct dans la tub. Petit dessert anodin que je croyais. Simple et bon. Le nom de la tartelette de rien? NATAS mais demandez à la mode, je vous en prie!

Après le dessert j’aurais aimé recommander un ordre de frites, c’est vous dire comment que les frites dépassaient l’entendement et je ne vous parle pas du poulet car je n’ai pas de mots qui puissent rendre justice à ce poulet.
Repas complet avec liqueur et dessert: pour deux 33$
Bon, simple et folklorique.
La note du Barbu : 10/10

Épicé!!!

Adresse: 49 chemin de la Grande-Côte, Boisbriand, Qc, J7G 1C8
Téléphone: 450-419-0000