La patinoire du bonhomme Sarrazin

La patinoire du bonhomme Sarrazin

Sainte-Adèle PQ n’est pas seulement le pays de Claude-Henri Grignon et de son Séraphin! C’est surtout le pays d’André Sarrazin, un homme simple et bon. 

Si le pôle Nord existait pour vrai, il pourrait ressembler à Sainte-Adèle PQ en décembre. C’est l’idée que je m’en fais. Avec ses rues comme un jeu d’échelles et de serpents, sa côte Morin qui n’en finit pas de finir, son cinéma Pine aux allures des théâtres des années 50! 

Un jour va falloir m’expliquer pourquoi le Père Noël a bâti son fucking village à Val-David!

Une petite neige au bas des portes du nord tombe doucement pendant que le bonhomme Sarrazin arrose la patinoire de son arrière-cour comme si c’était le Forum de Montréal! 

La nuit est douce. Les étoiles brillent pour éclairer la patinoire d’André. Une petite lueur qui fait contraste avec le presque bleu de la glace. L’eau coule lentement pour s’éparpiller un peu partout pour devenir la presque glace du Forum.

À l’époque le bonhomme Sarrazin faisait des programmes alimentaires pour les fermes laitières. Il faisait des heures de fou mais il trouvait toujours le temps de s’occuper de la patinoire et de jouer des games avec ses trois enfants. 

Faire une belle patinoire dans le sens du monde c’est presque du domaine de la NASA. Le verglas, les redoux et les tempêtes de neige… C’est de l’art avec un criss de grand A. Beau temps, mauvais temps, chaque soir que le petit Jésus amenait André était dehors avec la lune en background. C’est comme si lui-même s’était fondu dans le décor! 

André arrivait souvent de travailler vers 7 h le soir, il pouvait entendre son voisin crier: « André! Dépêche-toi on commence la game! ». Même pas 5 minutes après être arrivé et avoir mangé un peu, il était sur la patinoire avec les siens.

Et quand les jumeaux avaient autour de 10 ans, nous étions en 1996. À cet âge-là pendant que tard dans le soir le bonhomme arrosait leur petit Forum, eux étaient un à côté de l’autre, collés un sur l’autre comme toujours, la face dans la fenêtre à regarder leur patinoire comme un précieux. Rire aussi du bonhomme qui se gelait parce que sa maudite tuque ne se rendait pas à la moitié de ses oreilles! Pis mes espions me disent qu’il a encore la maudite tuque.

Les gars à l’époque jouaient dans une ligue de hockey extérieur pour Sainte-Adèle et André était leur coach. Ils jouaient contre Piedmont, Saint-Sauveur, Morin-Heights, Sainte-Agathe, Val-David et Mont-Tremblant. Ils jouaient sur les patinoires municipales de chaque village du Nord. Et comme dans nos parties du jeudi soir au hockey cosom maintenant, les jumeaux dominaient. 

Simon, le passeur devant l’éternel, le fabricant de jeux, le technicien. Alex la brute, le compteur, l’instinctif! Ils sont à eux deux le duo parfait! Ils sont, comme j’aime les appeler amicalement, mes jumelles Sedin (les frères Sedin ont joué toute leur carrière ensemble avec les Canucks de Vancouver). 

Simon est en train d’acheter une maison à Sainte-Adèle PQ avec sa femme, la belle Mimi, et mon petit doigt de Barbu me dit que lui aussi va bâtir un petit Forum dans sa cour comme son père. André, j’ai l’impression qu’il va falloir que tu ressortes ta tuque trop petite et que tu donnes ta connaissance de gardien de patinoire à fiston. Que dis-je? Gardien du bonheur sous une petite neige fine. 

Mot à André dans la chronique
Salut l’bonhomme Sarrazin, mes hommages et mon respect! J’aime quand tu me donnes une poignée de main avec ta grosse paluche. Ta grosse main de gars du Nord enveloppe la mienne. Te serrer la main c’est du domaine du folklore, c’est du domaine d’un autre temps même si tu as tout juste 61 ans. J’ai l’impression que nos colonisateurs avaient tes mains. Je sais que tu travailles encore dur. Je sais que tu passes tes nuits entre Sainte-Adèle et Mont-Laurier à faire des livraisons. Tu es le héros de tes fils et avec raison. Tu es ce que tout homme devrait être. Tu habites chaque lettre du mot HOMME pis toute en majuscules à part de ça.

De voir les étoiles dans les yeux de ton fils Simon quand il parle de toi et de votre patinoire c’est de la poésie. C’est précieux comme les arbres dans la forêt amazonienne. 

Enraciné comme un vieux chêne dans ses certitudes, ordinaire mais extraordinaire. Simple dans le bon terme du mot. Bon comme le pain d’un vieux boulanger. Le monde est meilleur et sera viable tant qu’il va y avoir des André Sarrazin dans ce monde de fou. 

La patinoire du bonhomme Sarrazin c’était plus qu’une patinoire. C’est finalement son patrimoine, son testament, sa portion d’éternité.

Éric sous une roche

Éric sous une roche

Jeudi 28 mars 2019

Yves Deschamps est un humain d’exception! Le genre que tu croises une fois dans ta vie. Si la planète était gérée par Yves, je crois sincèrement que tous les humains pourraient naître égaux! Je suis fière de dire qu’Yves est un ami personnel. 

Ce soir-là, Yves avait stationné son auto au CHSLD de St-Jérôme. Son ami de toujours, Eric Levasseur, était rendu à la presque fin de sa vie à seulement 47 ans. Ou si vous aimez mieux, son chum Éric était à seulement 47 ans dans un mouroir.

Éric était maintenant incapable de parler, de bouger les jambes ou les bras, incapable de se nourrir ou d’aller chier en paix, incapable de baiser. Il se faisait gaver à même un tuyau dans la gorge et il avait un sac sur le côté pour les numéros 2 mais il avait toute sa tête. Il avait une maladie dégénérative rare du type Lou Gehrig.

Il pouvait encore bouger un peu ses gros doigts de pogo pour écrire sur sa tablette.

La vie avait perdu toute son sens, sa raison d’être. Parfois la vie peut être incompréhensible et intraitable! Un gars de 47 ans monoparental avec trois enfants sur les bras qui a une maladie dégénérative c’est pire que toute les cauchemars inimaginables. Éric avait demandé l’aide à mourir! 

Ce soir-là c’était la veille du grand départ! Celui du grand voyage! Celui de l’unique vérité dans ce bas monde, celui de la seule vraie justice peu importe t’es qui! 

Yves est arrivé dans la jolie chambre paisible d’Éric avec sa caisse de bière et un seau. Oui, un seau car son chum Éric ne peut boire de la bière mais il peut la cracher! C’est ce qu’on appelle un vrai chum. Tu peux pas la boire Big mais tu vas au moins la goûter dans ta bouche avant de la cracher.

La première période débutait. Il a ouvert une Blanche du Paradis, la magnifique bière du Dieu du ciel! Il a pris le temps de la verser dans un verre comme s’il célébrait la vie, le bonheur de regarder une dernière game du Canadien avec son chum. Il a versé doucement dans la bouche d’Éric un peu de Blanche du Paradis. Il a mis le seau à la hauteur de la bouche de son chum qui l’a regardé avec un sourire la bouche tout grande ouverte! Il avait bu la gorgée de bière. Qu’il soit écrit dans ce texte que Yves Deschamps a fait boire un homme au ¾ mort! Il a finalement bu la bière au complet. Il était complètement saoul après une bière, il avait oublié sa maladie, sa mort! Il avait un beau gros sourire niais dans la face. Et pendant ce temps-là tout était normal, le Canadien perdait 4-0 après 2 périodes de jeu!

Et pendant l’entracte, il a dit à Yves que demain lui, il verrait les vrais fantômes du Forum et qu’il pousserait fort sur eux pour une autre coupe Stanley! Obligé d’admettre que le message s’est pas encore rendu dans le vestiaire des Glorieux. Les fantômes ont sous-estimé l’effet Julien.

La troisième a commencé pis les gars était chaudailles avancés! Columbus est sans pitié même si un pauvre yâble regarde la dernière partie de sa vie! Éric était très serein avec son choix de mourir. Il était très serein avec la mort. Il a même aidé son chum Yves à apprivoiser la mort tranquillement. Il sait que demain la Grande Faucheuse va venir le chercher. Il a accepté sa propre fin au-delà de ses enfants. C’est d’une puissance et d’une sérénité que même Bouddha jalouserait. La game est terminée, 6-2 pour Columbus contre Montréal.  


L’après-dernier match

Éric est assis dans son lit, il est complètement saoul et heureux! Il envoie la main à son fidèle chum Yves qui allait le voir aux deux jours au CHSLD.

Des larmes coulent sur les joues de Yves qui sourit et lui dit : « Bonne ride mon vieux, je t’oublierai jamais. Garde-moé une frette pour le jour que j’vais arriver en haut! »

Yves l’a salué comme on salue le capitaine d’un bateau. Éric lui a fait le signe du pouce universel! Voilà. Maintenant Éric est seul dans sa chambre avec lui-même et la mort au bout de son lit. 

Le lendemain…

Éric était seul avec le docteur et une infirmière pour recevoir l’euthanasie! Il ne voulait que personne de son entourage le voit mourir. L’autre bord de la porte dans le corridor, il y a son meilleur chum Yves qui attend le dernier souffle. Il ne sait pas qu’Yves est là! 

La première seringue l’endort comme la princesse au bois dormant! Il n’a pas eu besoin de Morphée pour s’endormir. Le maître du temps n’avait pu aucun contrôle sur lui. Il dormait paisiblement.

La deuxième seringue attaque son coeur, lui donne un bon coup.

La troisième seringue… c’est la mort. Il est 13h15 le 29 mars 2019.

Éric est debout devant la grande porte, celle qui s’ouvre après notre dernier souffle!

Il a retrouvé l’usage de tous ses membres. Il regarde en bas une dernière fois vers ses trois enfants, un frisson parcourt son âme. La porte s’ouvre, il salue son chum en bas comme le font les capitaines de bateau et court par pur plaisir vers la lumière.

Les Sentiers, cimetière naturel à Prévost

Sous une roche le 13 avril 2019 repose en paix à même la nature les vieux os d’Éric Levasseur qui n’avait que 47 ans. Il travaillait au Centre Jeunesse des Laurentides. Il aimait la nature.

Samedi 28 mars 2020

Yves va accompagner les trois enfants d’Éric Levasseur pour une partie au Centre Bell contre les Islanders de New York. Éric n’a jamais amené ses enfants au Centre Bell faute d’argent d’un père monoparental! Yves lui avait promis de les amener. Comme Yves est un vrai chum, il va tenir promesse et en plus, un an jour pour jour après leur dernière soirée de boys! 

J’suis persuadé que ce soir-là, Éric va travailler fort auprès des fantômes du Forum.

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Le dernier des vrais pâtissiers

Le dernier des vrais pâtissiers

Il était d’une race d’homme qui n’existe plus ou presque. À travers ce texte je vais vous raconter la vie et la mort du dernier vrai pâtissier, Jean-Pierre Daireaux.
Il tenait commerce à Repentigny. Il possédait La Petite Chocolatière dans le quartier industriel. J’ai travaillé moi-même à cet endroit à l’époque. Pour vous situer dans le texte, Jean-Pierre est le beau-père de mon frère Balloune.

Mais avant tout, retournons dans le temps à ses origines, à son pays, un petit caillou perdu dans l’Atlantique. Il faut comprendre que Saint-Pierre-et-Miquelon est un petit caillou français collé sur Halifax. Pour leur plus grand malheur, elle appartient toujours à nos cousins français.

Saint-Pierre-et-Miquelon est poétique. Je pourrais vous parler de Rémi le pompier qui n’a jamais éteint un feu. Je pourrais aussi vous parler de leur Gabou (mendiant). Saint-Pierre-et-Miquelon est folklorique d’est en ouest avec ses petites maisons aux toits colorés. C’est ici qu’est né et a grandi le dernier des vrais pâtissiers.

Mais avant Jean-Pierre, il y a eu Alfred son papa, celui qui accueillait les marins. Un homme qui avait la parole facile même si on le comprenait pas le 3/4 du temps. Il avait aussi la levée du coude facile! Le vin était bon à toute heure. Il parlait fort avec conviction. Il était un homme d’eau. Il a presque lui-même inventé le mot « couille »! Il pouvait dire ce mot entre deux mots comme ça à répétition. C’était pour lui comme un genre de patois! Il cachait des bouteilles partout, pas qu’il était collectionneur car à la vitesse qu’il les sifflait…

Et quand Tati découvrait la cachette du vin, on pouvait entendre résonner comme un bruit sourd, partout de Saint-Pierre jusqu’à Miquelon un retentissant « MES COUILLES ».

Jean-Pierre Daireaux est arrivé ici au Québec avec sa femme Janick et sa fille Laurence qui avait 9 ans et l’espoir d’une vie meilleure! Il a travaillé avec acharnement pendant un temps pour Première Moisson mais savait déjà que c’était pas sa voie. Le pâtissier de talent savait qu’il gaspillait son talent à travailler pour quelqu’un d’autre! Il a courageusement mis sa maison de Terrebonne en gage pour acheter La Petite Chocolatière. C’est très courageux! Le reste fait partie de l’histoire. Jean-Pierre a réussi son pari! 

Daireaux l’homme, porte en lui les lettres de son nom avec fierté! Daireaux porte en lui Saint-Pierre-et-Miquelon, il porte en lui la levure, le pain fraîchement sorti du four. Daireaux est grandiose. Daireaux, increvable malgré le cancer qui rongeait ses os de pâtissier! Daireaux malgré la mort! Daireaux dans la mémoire de ceux qui sont vivants! Jean-Pierre Daireaux jusqu’au dernier souffle! 

Laisse-moi honorablement te raconter les dernières heures du dernier des vrais pâtissiers…

Il y a eu un FaceTime avec sa vieille mère… des silences et pis des silences avant son départ. La poésie ici est inutile ainsi que mes mots!

Le dernier regard avant son départ pour l’hôpital entre lui et mon frère… Daireaux, Jean-Pierre Daireaux a remis, a transmis toute sa confiance, toute la confiance d’une vie à travers un regard. Il a donné le sien à mon frère. Il a donné le sien à son presque fils. Il avait à peine 50 ans le dernier des vrais pâtissiers!

Daireaux:
-pétrit la pâte jusqu’au dernier souffle
-donne un sens au mot courage
-porte en lui toutes les lettres du mot homme
-est mort avec lui, l’amour du dur labeur
-humble, fier, orgueilleux 


Merci Jean-Pierre Daireaux! À chaque jour tu nous montres le chemin à suivre…
Tu aurais mérité tous les deuils nationaux possibles.

Daireaux, synonyme d’honneur. 

Jean-Pierre Daireaux fils de Saint-Pierre-et-Miquelon, fils d’Alfred, tu mériterais qu’on célèbre ta mémoire à chaque année! 

Et le 19 décembre 2014 est mort à Terrebonne le dernier des vrais pâtissiers! Saint-Pierre-et-Miquelon, cette journée devrait être une journée de deuil national!

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est 200x250_353487.jpg.
Jean-Pierre Daireaux

Je dédie ce texte avec tout l’amour que je possède en moi à tes petits-fils Rémi et Jérôme.

Nous sommes hockey

Nous sommes hockey

 

6 avril 2018

L’autobus des Broncos de Humboldt est sur l’autoroute 35 en direction de l’étranger pour un match en série! Nous sommes en Saskatchewan.

Ce soir-là les Broncos ont perdu…
Ils ont perdu 16 vies.

L’autobus fonçait à vive allure vers la croisée des chemins. Nous étions à l’ombre d’une catastrophe.

Au même moment…

Dans le Junior AA, Anthony Gagné du National de Rosemère avait gagné les régionaux avec son équipe et se préparait pour la fameuse coupe Dodge!
À chaque fois que le numéro 43 touche à la rondelle Lord Stanley sourit à pleines dents! Pour avoir vu Anthony jouer à quelques reprises, je soupçonne celui qui commence un certificat en administration à l’UQO de St-Jérome d’être un magicien à temps partiel.

Parfois sortie de nulle part, il vous sort une feinte magistrale à faire pâlir les Connor McDavid de ce monde. Avec ses feintes d’Houdini, il sort son adversaire de ses culottes et nous aussi dans les estrades. Morale de l’histoire: Attache ta tuque avec de la broche, attache ta ceinture après tes culottes parce qu’aux games d’Anto on sait jamais quand il va exploser.

Il est en fait sur la glace depuis toujours une bombe à retardement qui vous explose en plein coeur d’une game serrée et depuis qu’il a commencé à jouer, il provoque des ulcères d’estomac au gardien adverse.

Au même moment, le numéro 50 des Harfangs de Sainte-Anne-des-Plaines, le petit Jérôme Beauséjour, joue une millième game imaginaire dans le stationnement familial. Il marque des buts contre un Carey Price en vinyle.

Jérôme joue au hockey dans la rue comme il joue sur la glace, avec passion du haut de ses 10 ans! Il a la game dans le sang comme Anthony qui sous ses épaulettes a la game d’incrustée même jusqu’à son âme!

Les Broncos une semaine avant l’accident

Le bruit sourd d’un camion-citerne et l’autobus des Broncos s’entrechoquent et le destin de l’équipe allait changer à jamais.
Curieusement le ciel de la Saskatchewan était magnifique. Le ciel bleu faisait contraste avec le rouge écarlate qui éclaboussait l’asphalte. La terre n’avait pas arrêté de tourner. Mais depuis le 6 avril, pour les familles de 16 membres de l’équipe, la terre tourne mais d’une drôle de façon. Plutôt au ralenti et pas dans le sens du monde!

Comme disait dans sa chanson Michel Rivard: « C’est leur toute personnelle fin du monde. » Quinze familles venaient de perdre leur joueur préféré! À la croisée des chemins, le camion-citerne a explosé de mille feux. Ce n’était pas bucolique comme les feux d’artifice à La Ronde ou comme ces feux d’artifice partout aux États-Unis le 4 juillet! Certains joueurs ont brûlé vif, d’autres ont éclaté aux quatre coins de la Saskatchewan. Certains ont été déchiquetés par le métal écrasé! Une scène d’horreur que même l’auteur Patrick Senécal n’aurait pu imaginer.

La petite communauté de Humboldt perdait le souffle en même temps.

Comme la vie continue…

En 2019 petit Jérôme qui redéfinit encore le mot passion à chaque présence sur la glace avec son amour de la game. Il veut jouer tout simplement!

Elle, le numéro 17, ma fille Mathilde a donné ses premiers coups de patins cette année dans le Pee-Wee avec les Lions avec acharnement et passion comme elle fait au baseball. Nous avons découvert, à travers notre joueuse, des gens merveilleux. Un super milieu celui des parents d’arénas. Je le dis haut et fort sans aucun sarcasme.

Anto Gagné a terminé cette année sa carrière de joueur de hockey! Chemin faisant, il a perdu son « C » durant la saison et en plus il a subi une peine d’amour. Notre numéro 43 a été testé par la vie mais dans mon esprit je suis convaincu qu’un battant comme lui va se retrousser les coudes jusqu’aux manches et devenir une meilleure personne. Je sais que je vais faire rager mon chum Big Ben et Dany, tes deux coachs mais je ne t’aurais pas enlevé ton « C ». Et tu sais que ce maudit « C » est imprégné en toi pour la vie. Bonne continuation Capitaine Gagné!

La vie continue malgré la fin de la game. Et toi lecteur et toi lectrice auras-tu toute donné sur la glace de la vie? As-tu donné le 2e effort? As-tu passé la rondelle car la vie ne se joue pas tout seul?Et quand c’était l’temps as-tu jeté les gants pour protéger tes coéquipiers? As-tu souffert pour l’équipe ? As-tu laissé ton petit ego de merde de côté?

Une fois que les lumières de l’aréna vont se fermer à jamais, vas-tu partir la tête haute?

Les Survivants de l’accident

Je dédie ce texte aux anges de Humboldt!

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